Lundi, au petit Palais, le directeur artistique Daniel Roseberry a exploré, ou plutôt explosé, les notions de beauté et de monstruosité à travers des silhouettes de silicone entre le «Cremaster» de Matthew Barney et le «faux trésor » de Damien Hirst.

On peut sombrer dans les affres de la création et préparer le marathon de New York. Le mythe du couturier blafard et dépressif, très peu pour Daniel Roseberry, qui paraît à la fin de son défilé Schiaparelli, ce lundi matin, au petit Palais, parfaitement bronzé, le corps fitté dans son jean brut et son tee-shirt noir.

Pourtant, dans sa note d’intention que chaque saison il tient à écrire lui-même, il évoque la « détresse » (celle de la page blanche) qui l’a étreint au moment de commencer cette nouvelle collection de haute couture. La précédente, il l’avait vécue comme un nouveau départ et pensait, naïvement ou un peu paresseusement, recréer ce même processus créatif.

Haute couture Schiaparelli hiver 2027
Photo: Filippo Fior / Gorunway.com

« Mais ça n’a pas fonctionné, j’ai connu une sorte de blocage mental, explique-t-il en backstage. Le seul moyen de m’en sortir était d’expérimenter quelque chose de nouveau. Avec mon équipe, nous sommes allés à côté de Paris, visiter un atelier d’effets spéciaux pour le cinéma qui crée des bébés en silicone hyperréalistes…

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Le Figaro

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