Audrey Fleurot n’a jamais aimé rester enfermée dans une seule
case. Après
le succès phénoménal de HPI, qui l’a propulsée au rang
de star incontournable de la fiction française, la comédienne prend
un virage assumé. Exit les tenues extravagantes de Morgane Alvaro,
place à une nouvelle aventure avec Les Parfait(s) : arnaques en
famille, où elle partage l’affiche avec Ramzy Bedia.
L’occasion pour l’actrice qui souffle sa 49 ème
bougie ce lundi 6 juillet, de se confier sans détour sur
sa profession.
Audrey Fleurot ouvre un nouveau chapitre après « HPI »
Interrogée par Gala dans un entretien publié le 3
juillet 2026, l’actrice confie à quel point la comédie demeure son
terrain de jeu favori. « Même si je suis très contente de jouer
dans des drames, la comédie reste mon genre de
prédilection« , explique-t-elle. Un registre qu’elle
affectionne particulièrement lorsqu’il est joué « avec sincérité »,
convaincue que c’est souvent là que naissent les moments les plus
surprenants.
Cette liberté, Audrey Fleurot l’assume pleinement sur les
plateaux. Cette dernière raconte ne jamais hésiter à tenter des
propositions, quitte à se tromper. Pour elle, le
rôle du réalisateur est justement d’accompagner les acteurs afin de
trouver le ton juste. Une manière de travailler qu’elle a largement
développée grâce à HPI.
Une actrice plus libre et plus légitime qu’à ses débuts ?
Le personnage de Morgane Alvaro a profondément changé sa façon
d’aborder son métier. Dans les colonnes de Gala, Audrey
Fleurot reconnaît que cette héroïne lui a permis de gagner une
confiance qu’elle ne possédait pas forcément auparavant. Grâce aux
nombreuses improvisations réalisées sur la série, elle estime
aujourd’hui mieux connaître ses propres capacités. « Je
me sens plus légitime« , résume-t-elle simplement.
Cette assurance se retrouve aussi dans ses nouveaux projets.
Désormais productrice, la comédienne ne souhaite plus attendre
que les propositions tombent. La jolie rousse préfère initier ses
propres histoires, suivre leur développement et participer à toutes
les étapes de leur création. Une évolution logique pour celle qui
explique avoir longtemps souffert de dépendre du regard et des
décisions des autres. À 49 ans, Audrey Fleurot porte également
un regard beaucoup plus apaisé sur elle-même.
L’interprète d’Engrenages reconnaît avoir perdu beaucoup
de temps à manquer de confiance en elle avant d’apprendre
progressivement à s’accepter. Aujourd’hui, cette dernière affirme
se sentir
bien plus épanouie qu’à 25 ans.
« Des abus de pouvoir » : Audrey Fleurot
raconte les dérives du métier
Si Audrey Fleurot évoque volontiers les joies de son métier,
elle ne passe pas sous silence les difficultés auxquelles elle a
été confrontée au fil de sa carrière. Dans un entretien accordé à
Paris Match en février dernier, la comédienne est revenue
sur plusieurs expériences qui l’ont profondément marquée. Soutenant
pleinement le mouvement « MeToo », elle explique ne
pas avoir subi d’agression sexuelle dans son métier, tout en
révélant avoir été confrontée, comme beaucoup d’autres femmes, à
des abus de pouvoir et à des remises en question de son
professionnalisme.
L’actrice raconte notamment un tournage où un réalisateur ne lui
avait pas précisé qu’une scène impliquait de la nudité. Ce n’est
qu’au dernier moment qu’elle découvre qu’il s’agit d’une scène de
sexe. Face à ses hésitations, il lui aurait lancé : « T’es
comédienne ou t’es pas comédienne ? » Une situation d’autant
plus inconfortable que, selon elle, même les costumières n’avaient
pas été informées et n’avaient prévu aucun dispositif pour
préserver son intimité. Audrey Fleurot décrit ce moment comme un
véritable rapport de force. « J’étais au pied du mur,
sans personne pour me venir en aide« , confie-t-elle.
Avec le recul, elle affirme s’être promis de ne plus jamais
accepter une telle situation.