«Je me sentais déconnecté» : en Australie, le prince Harry évoque son rapport à la paternité

Avant même son arrivée au Royaume-Uni, le séjour du duc de Sussex s’annonce sous tensions, avec des désaccords sur l’organisation du voyage et des incertitudes autour de la venue de son épouse, Meghan Markle et de leurs enfants.

Le prince Harry devait retourner prochainement au Royaume-Uni dans le cadre des préparatifs des Invictus Games, organisés à Birmingham en 2027. Mais avant même son arrivée à Londres, l’organisation de son séjour a pris une tournure inattendue.

Lundi matin, plusieurs médias britanniques, dont la BBC et Sky News, affirmaient, en s’appuyant sur une source proche du Duc de Sussex, que ce dernier serait hébergé à Buckingham Palace pendant son passage dans la capitale. Moins de deux heures plus tard, changement de version. Buckingham Palace a démenti cette information expliquant que le prince Harry n’avait pas accepté suffisamment tôt l’invitation qui lui avait été adressée pour séjourner dans la résidence officielle du souverain.


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La réponse de l’entourage du duc de Sussex n’a pas tardé. Dans une déclaration transmise à l’AFP, son porte-parole dit avoir trouvé «décevant» que l’invitation du palais «ait été retirée à la dernière minute ». Deux versions contradictoires qui relancent les interrogations autour des relations entre le prince Harry et la famille royale.

Meghan Markle et les enfants ne feront finalement pas le voyage

Cette confusion intervient alors que le programme du déplacement a lui aussi évolué. Depuis plusieurs semaines, les médias britanniques évoquaient la venue de Meghan Markle ainsi que de leurs deux enfants, Archie et Lilibet. Ce qui aurait constitué leur première visite au Royaume-Uni depuis 2022 et nourrissait les spéculations autour d’une possible rencontre avec le roi Charles III.

Finalement, un proche du prince Harry a confirmé à l’AFP que le duc de Sussex voyagerait seul à Londres. La possibilité que Meghan Markle et les deux enfants le rejoignent ultérieurement dans une autre ville britannique reste toutefois envisagée.

La sécurité reste au cœur des tensions

Derrière cette nouvelle polémique se cache un sujet de désaccord bien plus ancien : la sécurité. Depuis leur installation en Californie, en 2020, Harry et Meghan ne bénéficient plus automatiquement de la protection policière financée par l’État britannique. Toute demande est désormais examinée au cas par cas. L’homme de 41 ans avait contesté cette décision devant les tribunaux, sans obtenir gain de cause.

Selon son porte-parole, cette situation a directement influencé l’organisation de ce déplacement. «Le duc a passé la semaine dernière à prendre des dispositions de sécurité alternatives. Une fois ces dispositions en place, il a pu accepter formellement l’offre d’hébergement pour lui-même au cours du week-end», a-t-il indiqué dans une déclaration transmise à l’AFP. Cette question de la sécurité demeure aujourd’hui l’un des principaux points de friction entre le fils cadet du Charles III et les autorités britanniques.


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Un déplacement dans un contexte particulièrement sensible

Le séjour du prince Harry coïncide également avec une échéance judiciaire importante. Ce mardi, la haute Cour britannique doit rendre sa décision dans la procédure engagée par le duc de Sussex et plusieurs personnalités contre le propriétaire du Daily Mail, accusé de collecte illégale d’informations. Selon l’agence PA, Buckingham Palace aurait également estimé qu’accueillir Harry dans une résidence royale au moment de cette décision risquait de porter atteinte au principe de neutralité constitutionnelle du souverain.

Reste enfin une inconnue : la question d’une rencontre avec le roi Charles III ou le prince William demeure ouverte. Aucune rencontre n’a été confirmée à ce stade. Depuis la publication de ses mémoires Spare, en 2023, les relations entre les deux frères restent particulièrement dégradées. Le duc de Sussex n’a revu son père qu’à deux reprises depuis son départ de la famille royale : une première fois en février 2024, après l’annonce du cancer du souverain, puis en septembre 2025, lors d’un entretien privé organisé à Clarence House.