Au palais de l’Archevêché, à Arles, l’exposition Ghana, rêver l’indépendance commence par une longue frise chronologique qui rappelle l’histoire tourmentée de ce pays d’Afrique de l’Ouest. Après avoir été sous domination anglaise durant près d’un siècle, il devient indépendant le 6 mars 1957. L’exposition présente le rôle immense de la photographie dans cette volonté d’élaborer une identité propre à ce pays venant de se libérer.
Une salle est dédiée à de nombreux portraits de Ghanéens réalisés par Paul Strand, dans un ouvrage qu’il a pu publier en 1976, juste avant sa mort. Ce livre est un témoignage qui réunit des visages qui composait le Ghana dans les années qui ont suivi l’indépendance. C’est aussi ce que montre Carlos Idun Tawaih, jeune photographe ghanéen né en 1997, à l’origine de la photo qui sert d’affiche officielle de la 57e édition des Rencontres de la photographie.
Albums de famille et rôle de la femme
Dans sa série, le photographe représente des scènes intimistes et des moments de vie simples, inspirés de ses albums de famille et de ses souvenirs d’enfance. Sur de grandes impressions, on peut y voir des instants du quotidien comme une partie de foot, une balade à vélo ou…