Percutée par l’inflation, la croissance de l’économie française sera moindre qu’espérée, selon les estimations de l’exécutif partagées ce mardi.
Le gouvernement français a abaissé sa prévision de croissance pour 2026 à 0,7%, contre 0,9% attendus avant, a annoncé ce mardi 7 juillet le ministre de l’Économie Roland Lescure lors d’une réunion du comité d’alerte des finances publiques, instance créée pour améliorer le pilotage budgétaire.
Cette prévision est en ligne avec celles de l’Insee (Institut national de la statistique), du Fonds monétaire international (FMI) et de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), qui tablent tous les trois sur une croissance de 0,7% pour la France cette année. La Banque de France, elle, est moins optimiste : elle avait abaissé en juin sa prévision à 0,5% du PIB (contre 0,9% avant), mais cette prévision n’intégrait pas l’annonce d’un accord entre l’Iran et les États-Unis intervenue juste avant.
Un premier trimestre «inférieur aux anticipations»
La révision du gouvernement français mardi «tient compte d’un premier trimestre inférieur aux anticipations», d’un «deuxième trimestre qui devrait être marqué par les conséquences du conflit au Moyen-Orient sur l’activité» et «d’une approche prudente pour les troisième et quatrième trimestres», a indiqué le ministère de l’Économie.
«Si le reflux de l’inflation observé en juin et la reprise de la consommation constituent des signaux encourageants, ils ne devraient vraisemblablement pas suffire à atteindre une croissance de 0,9% sur l’ensemble de l’année», a-t-il ajouté. Mais «nous restons pleinement mobilisés pour soutenir l’activité et la croissance», a déclaré Roland Lescure, cité par son ministère. Le gouvernement français avait déjà abaissé une première fois mi-avril sa prévision de croissance, à 0,9%, contre 1% auparavant, et revu à la hausse celle de l’inflation, en raison de la guerre au Moyen-Orient.