Dépasser le trauma, panser les plaies, faire de la colère un moteur. Toujours dans le but d’apprendre à vivre avec le risque d’incendie, l’appréhender, le prévenir. L’École du feu en a fait sa mission. Issue d’un des ateliers de travail du Collectif du 8-Juillet, cette initiative, portée par le Bureau des guides, vient de boucler sa première année de travail.

« L’engouement a été immédiat, se souvient Noémie Behr, du Bureau des guides et très impliquée dans le projet. Dès le premier rassemblement, il y avait plus de 100 personnes. Nous étions entourés de professionnels, comme un paysagiste, un anthropologue ou un urbaniste. J’ai ressenti une réelle volonté d’aller chercher des connaissances, de comprendre ce qui s’était passé mais en étant déjà tourné vers l’après. On se questionnait sur le fonctionnement du feu, les raisons pour lesquelles il y en a plus qu’avant ou si cela est nouveau dans la région. On s’est aperçu que l’on n’était pas acculturé au feu. »

Le résultat de ses recherches et questionnements est exposé, jusqu’au 11 juillet, à la Villa Mistral de l’Estaque, dans une exhibition sobrement intitulée « Un an après le feu ». « La mémoire subsiste mais attention, l’oubli va vite…