Condamné en octobre 2025 à 30 ans de réclusion pour le meurtre de son épouse Delphine Jubillar malgré l’absence de corps, Cédric Jubillar est passé aux aveux dans une lettre à son avocat. La cour d’appel de Toulouse a désigné une magistrate pour relancer les fouilles, avant son procès en appel prévu le 21 septembre.
La première présidente de la cour d’appel de Toulouse, Chantal Ferreira, a annoncé mardi à l’AFP que la justice allait « agir rapidement » à la suite de déclarations de Cédric Jubillar avouant à ses avocats avoir tué son épouse Delphine.
Lundi, les avocats Pierre et Guy Debuisson ont révélé le contenu d’un courrier envoyé par leur client, dans lequel il reconnaît pour la première fois avoir tué la mère de leurs deux enfants, une infirmière de 33 ans, disparue dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020 dans le Tarn, et qu’il se tient « à la disposition des juges ».
Des actes judiciaires vont être menés en urgence ?
La cour d’appel de Toulouse n’ayant pas reçu de demande d’audition de la part des avocats de Cédric Jubillar, elle a décidé de prendre les devants. La présidente de la cour d’assises de la Haute-Garonne étant « actuellement empêchée », « j’ai procédé à la désignation d’une présidente de cour d’assises pour la suppléer de façon temporaire afin de procéder à tous les actes qui seraient utiles à la manifestation de la vérité », a déclaré Mme Ferreira.
Depuis fin 2020, Cédric Jubillar nie toute implication dans la disparition de sa femme, dont le corps n’a pas été retrouvé, mais il a fait savoir lundi qu’il changeait de ligne de défense.
Une localisation du corps de Delphine Jubillar
Non seulement il reconnaît désormais sa responsabilité mais il se dit prêt à donner aux juges la localisation de l’endroit où se trouve le corps de la disparue. S’il prononce des aveux détaillés devant les juges, un supplément d’information pourra être ordonné et des recherches diligentées pour retrouver la dépouille.
Après une condamnation à 30 ans de réclusion criminelle en octobre 2025, le procès en appel de Cédric Jubillar doit débuter le 21 septembre mais sa défense estime qu’il ne pourra pas se tenir à cette date. Si une demande de renvoi du procès est formulée, elle sera examinée par la cour d’assises le 21 septembre, mais avant cette date et dans un cas exceptionnel, la présidente de la cour d’assises peut également ordonner le renvoi du procès, selon une source judiciaire.