Comme tous les jours au refuge de l’association pour la protection des animaux Grenoble et Isère (Apagi), au Versoud, Finn s’active auprès des pensionnaires du lieu. Le soigneur ouvre la porte du box individuel de Falco, un malinois, avant de l’emmener se rafraîchir dans l’une des piscines installées dans l’herbe. « C’est assez physique », glisse-t-il dans un sourire. Autour de lui, les autres chiens aboient, impatients de sortir à leur tour. Ici, le ballet est permanent. « On tourne à 35 chiens tout le temps. Dès que l’un part du refuge, un autre arrive quelques jours après », résume Cindy, responsable du chenil.

« Les gens n’ont pas conscience de la responsabilité que ça implique d’avoir un animal »

Longtemps, les refuges redoutaient surtout les départs en vacances, période traditionnellement associée à une hausse des abandons. Aujourd’hui, ce constat appartient presque au passé. À l’Apagi comme dans les autres structures de protection animale du sud du département, les responsables…