violences virtuelles – Un informaticien a été condamné par le tribunal judiciaire de Paris à deux ans de prison dont une ferme pour avoir administré un site hébergeant des milliers de deepfakes sexuels de célébrités féminines

Il avait administré un site Internet hébergeant des milliers de deepfakes sexuels de célébrités féminines… Un informaticien a été condamné mardi à deux ans d’emprisonnement, dont un an ferme sous bracelet électronique, par le tribunal judiciaire de Paris. La peine a notamment été assortie d’un an de sursis, et d’une amende de 10.000 euros, ont confirmé l’avocate de la défense, Me Sarah Girand, et un avocat représentant deux parties civiles, Me Matthieu Davy.

Une sanction moins lourde que celle requise plus tôt dans la journée par la procureure, qui avait demandé une condamnation de trois ans d’emprisonnement, dont deux avec sursis.

Brigitte Macron, Audrey Tautou, Karine Le Marchand… Près de 300.000 photos et vidéos

L’homme, un Niçois né en 1979, a été reconnu coupable d’avoir géré un site contenant près de 300.000 photos et vidéos, des montages et deepfakes (trucages réalisés par l’intelligence artificielle) à caractère sexuel. Les images de nombreuses personnalités françaises ont ainsi été détournées, dont celles de 13 parties civiles au dossier, parmi lesquelles Brigitte Macron, Audrey Tautou, Ségolène Royal, Christine Lagarde, Anne-Sophie Lapix et Karine Le Marchand.

Les montages hébergés sur le site, qui n’étaient pas tous réalisés par IA, selon l’homme condamné, étaient envoyés par des internautes avant d’être publiés par l’informaticien. « Le site permettait de naviguer via des mots-clés incluant des thèmes tels que « viol », « contrainte » et « dégradation » », avait i(…)

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