C’est la fin d’une anomalie bien trop coûteuse pour la France. Mardi 8 juillet, le Parlement européen a adopté une révision du règlement n° 883/2004 sur l’indemnisation du chômage des travailleurs frontaliers : dès l’entrée en vigueur de cette mesure, le pays du dernier emploi versera les allocations chômage des travailleurs frontaliers, et non plus le pays de résidence, comme c’était le cas jusqu’ici. Concrètement, la France indemnisait un Français résidant sur son territoire qui travaillait, et donc cotisait, en Suisse par exemple, avant de se retrouver au chômage.
Avec cette révision votée par 511 eurodéputés sur 659 votants et validée par le Conseil, si un frontalier a travaillé pendant une période ininterrompue de 22 semaines dans un Etat membre autre que son pays de résidence, « les prestations seront versées par le pays dans lequel il travaille », explique le Parlement.