REPORTAGE – Au lendemain de sa condamnation en appel et de son pourvoi en cassation, la candidate nationaliste a vu son déplacement avec Jordan Bardella perturbé par une manifestation, au point de devoir raccourcir sa visite.
Un retour sur le terrain. Parmi les siens, mais pas seulement. Sur le marché de La Flèche (Sarthe), ce mercredi matin, c’est un comité d’accueil tout particulier qui attend Marine Le Pen et Jordan Bardella. Insoumis, écologistes et autres manifestants de gauche sont rassemblés sur la place de cette commune de 15.000 habitants, conquise par le Rassemblement national (RN) lors des dernières municipales. «Pas de délinquants au gouvernement», chantent-ils en chœur. Certains d’entre eux brandissent également des pancartes hostiles au RN, notamment «Mains sales, tête basse», forme dérivée d’un vieux slogan lepéniste. Ou encore «Délinquante» et «Le Pen condamnée».
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Une référence au verdict de la cour d’appel de Paris tombé la veille, qui a certes réduit la peine de la chef de file nationaliste par rapport à celle qui avait été prononcée en première instance. Mais qui l’a néanmoins reconnue coupable de détournement de fonds publics, et condamnée pour cela à trois ans de prison, dont deux avec sursis…
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