« Je vais officiellement faire partie de cette catégorie mystérieuse de personnes qui disent : « je ne travaille plus… Mais je n’ai jamais été autant occupé. » Après 23 années à l’école Saint-Joseph de Saint-Méloir-des-Ondes (Ille-et-Vilaine), Gérald Le Tilly a tiré sa révérance, vendredi 3 juillet 2026. Il revient sur son parcours.

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La Bretagne, puis Paris… puis la Bretagne

Gérald Le Tilly intègre le Centre de Formation Pédagogique de Rennes en 1988 puis déménage rapidement à Paris. « Mon épouse y débutait son activité professionnelle, j’ai donc demandé ma mutation, rembobine le sexagénaire, C’était accepté aisément à l’époque, d’autant qu’il y avait peu d’hommes dans la profession. »

Après un premier poste à Sceaux (Hauts-de-Seine), retour en Ille-et-Vilaine.

En 1998, Gérald Le Tilly prend la direction de l’école Saint-Joseph à Corps-Nuds, une école de quatre classes dans laquelle il enseigne auprès d’élèves de CM1 et CM2. J’ai passé quatre années superbes. La communauté éducative et les élèves étaient formidables. Il poursuit : « La dernière année, on a ouvert une 5e classe. On était en augmentation en d’effectif.

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Après un passage à l’école La Providence à Bru, il demande sa mutation à Saint-Malo, sa ville natale. « On m’a dit aussitôt qu’il y avait une école à prendre », se souvient le directeur. C’est ainsi que débute son aventure mélorienne à l’école privée Saint-Joseph.

« On s’est trouvé à l’étroit »

Je me souviens des deux compères qui m’ont accueilli un soir de juillet : René Bernard et Yves Bouleuc, à l’époque vice-président et président de l’OGEC. J’ai vite compris que de très belles années s’ouvraient à moi », confie Gérald Le Tilly.

Progressivement, l’école passe de sept à neuf classes. On s’est trouvé rapidement à l’étroit. Les effectifs augmentant, nous avons fait le choix de faire des travaux d’agrandissement. Il y a également eu une belle synergie entre l’Apel et l’OGEC pour l’amélioration des espaces extérieurs. »

« Le sentiment d’avoir rempli ma lettre de mission »

Je me suis beaucoup investi dans l’école pendant ces 23 années et les familles me l’ont bien rendu, assure Gérald Le Tilly, je pars avec le sentiment d’avoir rempli la lettre de mission qui m’avait été confiée par la Direction diocésaine.

À la rentrée, c’est Arnaud Fontaine, chef d’établissement à Combourg, et avant cela à Cancale, qui reprendra le flambeau.

Et après ? « Je vais prendre le temps de réfléchir, confie Gérald Le Tilly, Je veux profiter de mes proches, de mes enfants, et peut-être un jour de mes petits-enfants… Que j’emmènerais à l’école. »