À l’issue du procès en appel du Rassemblement national, Marine Le Pen a officiellement annoncé sa candidature à l’élection présidentielle de 2027, ce mardi. Selon un sondage, 51% des Français estiment qu’elle a eu raison de le faire.
Une courte majorité. Selon un sondage Odoxa paru ce mercredi, réalisé avec Backbone pour Le Figaro, 51% des Français estiment que Marine Le Pen a «raison de se présenter» à l’élection présidentielle de 2027.
Dans le détail, ces 51% de personnes interrogées ont affirmé que la finaliste des deux dernières présidentielles avait raison de se lancer dans la course à l’Elysée «car elle a la possibilité de le faire» et qu’elle est «la candidate naturelle de son parti». A contrario, 46% des autres sondés ont quant à eux estimé qu’«elle a tort» et que «Jordan Bardella aurait fait un meilleur candidat qu’elle».
De plus, chez les personnes interrogées proches du RN, 63% considèrent que Marine Le Pen a raison de se présenter, plus d’un tiers (37%) faisant valoir qu’elle a tort.
Un handicap pour le parti ?
Le sondage s’est également interrogé sur l’image de cette candidature pour le Rassemblement national. Ainsi, auprès de l’ensemble des Français, l’idée que cette candidature soit «plutôt un handicap pour le RN car même si Marine Le Pen peut se présenter, sa campagne en sera affectée», est majoritaire (37%), ex-æquo avec l’idée qu’elle ne soit «ni un atout, ni un handicap», quand celle selon laquelle elle serait «un atout pour le RN car cela permet au parti de présenter sa candidate naturelle pour la présidentielle» recueille douze points de moins (25%).
Cette fracture est d’autant plus marquée chez les sondés sympathisants RN : 42% d’entre eux estiment que c’est un handicap quand seuls 27% considérant que c’est un atout.
Condamnée mardi à une peine d’inéligibilité réduite de quinze mois et au port d’un bracelet électronique pendant un an, Marine Le Pen, qui recueille 44% de bonnes opinions, a été traitée «comme n’importe quel justiciable» selon 39% des Français, presque autant que ceux qui estiment qu’elle l’a été «de façon plus clémente qu’un autre justiciable» (38%). Elle a au contraire été traitée «de façon plus dure» pour 22% d’entre eux.
Enfin, une majorité des personnes interrogées se disent en outre «indifférentes» à la décision de la cour d’appel de Paris (35%), 34% se disent «choquées» et 30% «satisfaites».
Cette enquête a été réalisée par Internet les 7 et 8 juillet selon la méthode des quotas auprès d’un échantillon de 1.005 Français représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. Marge d’erreur entre 1,4 et 3,1 points.