Les quatre principales fédérations du transport sanitaire privé ont appelé à une large mobilisation ce jeudi 9 juillet à Marseille. Plus de 200 ambulances sont attendues dans la cité phocéenne. Le mouvement se joint à la mobilisation nationale, initiée courant juin.

« Toute la journée, réunis en convois provenant de toute la région Paca, les ambulanciers se mobiliseront devant l’Hôtel de région, détaille Anthony Abihssira, de la Fédération nationale des ambulanciers privés. Une délégation devrait être, ensuite reçue à l’Agence régionale de santé. Puis les ambulanciers prendront la direction de la Préfecture de région et du Vieux-Port. »

« Mise en œuvre urgente de mesures économiques exceptionnelles »

Ce mouvement fait suite à plusieurs semaines de discussions avec les autorités sanitaires, restées sans réponse. L’inter-fédération réitère donc, ce jour, la demande « de la mise en œuvre urgente de mesures économiques exceptionnelles avant l’été, la fixation d’un calendrier pour définir un modèle économique pérenne, et l’ouverture sans délai de négociations avec l’Assurance maladie ». Parmi les revendications figurent également la mise en place de « mesures nationales pour l’accès la voie des bus sans restrictions et un plan d’aides pour l’électrification des flottes ».

« Des décisions datées, chiffrées et applicables avant l’été »

« Les quatre fédérations représentatives du transport sanitaire privé, unies et déterminées, demandent désormais des décisions datées, chiffrées et applicables avant l’été, soulignent les organisateurs. Depuis le 1er juillet, les ambulanciers prévoient de suspendre leur participation au transport urgent pré-hospitalier (TUPH), ainsi qu’à d’autres activités définies collectivement. Cette suspension a des conséquences directes sur l’organisation des Samu, des services d’urgence et des établissements hospitaliers sur le territoire. »

Et d’alerter : « Au-delà de l’avenir des entreprises, c’est la capacité même de notre système de santé à garantir la prise en soin des patients, les sorties d’hospitalisation, les urgences pré-hospitalières et le respect des ambulanciers qui est aujourd’hui en question. »

« Préserver le transport sanitaire privé, ce n’est pas seulement soutenir une profession, c’est garantir durablement l’accès aux soins, la continuité des prises en charge et l’égalité d’accès au système de santé pour l’ensemble de nos concitoyens, conclut Anthony Abihssira. Quand le transport sanitaire privé vacille, c’est toute la chaîne de l’accès aux soins qui se fragilise. »