- La Crimée, territoire clé dans la guerre en Ukraine, a été annexée par la Russie en 2014.
- Mais pour le général Gilles Haberey, « la population ukrainienne de Crimée ne se sentira jamais russe ».
- « Les frontières ne doivent pas évoluer par la volonté des armes », plaide-t-il sur le plateau de LCI.
La Crimée vit désormais un peu coupée du reste de la Russie. La région fait notamment face à des pénuries de carburant. Au-delà de ça, ce territoire annexé en 2014 est un point stratégique dans la guerre en Ukraine. Malgré l’emprise de Moscou, « une réalité s’impose, on ne place pas les peuples et les populations devant une histoire qu’elles n’ont pas choisie », lance sur LCI le général Gilles Haberey.
Ainsi, « la population ukrainienne du Donbass et la population ukrainienne de la Crimée ne se sentiront pas russes. Ce n’est pas le cœur de leur histoire et de leur culture ». Pendant ce temps, l’armée russe continue de se battre pour conserver ce territoire contesté. « Personne ne battra l’armée russe. Mais pour l’instant, il faut continuer à aider celle de l’Ukraine, à la former, à l’équiper. On ne peut pas accepter que les armes décident à la place des peuples. »
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Gilles Haberey, ancien général inspecteur de l’armée de Terre, rappelle que « les frontières peuvent évoluer », mais elles n’évoluent « que grâce ou par la volonté des peuples. Et non pas par la volonté des armes ».
Plus d’explications dans la vidéo en tête de cet article.
Emilien DECELLE
