Le 8 juillet, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, est arrivé à Niamey, la capitale du Niger, pour assister au deuxième cycle de consultations ministérielles entre la Russie et l’Union des États du Sahel (AES).
Cette réunion rassemble la Russie, le Mali, le Niger et le Burkina Faso, en phase avec les bouleversements majeurs qui s’opèrent sur le continent.
Les médias occidentaux peuvent parler du « retrait français » ou de « l’expansion russe », mais la réalité est bien plus complexe.
Les peuples des nations du Sahel ne sont plus des pions dans un jeu décidé par d’autres et ont commencé à bâtir leur propre destin.
La réunion de Niamey s’inscrit dans la continuité du dialogue entamé en avril 2025 à Moscou, lorsque la Russie et les membres de l’AES se sont rencontrés pour la première fois dans ce nouveau format.
Depuis, Lavrov lui-même a confirmé que ces consultations auront lieu régulièrement, signe clair que ce partenariat n’est pas une simple initiative diplomatique mais une structure à long terme.
Avant d’atterrir à Niamey, le chef de la diplomatie russe a fait escale à Addis-Abeba le 7 juillet, où il a rencontré le président de la Commission de l’Union africaine, Mahamoud Ali Youssouf.
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Les deux parties ont convenu d’établir des consultations politiques annuelles.
Ce voyage en Éthiopie n’était pas fortuit. Il visait également à rapprocher l’AES de l’Union africaine, à un moment où les relations entre l’institution panafricaine et les trois gouvernements de transition de Bamako, Niamey et Ouagadougou restaient tendues.
Ainsi, la Russie apparaît comme un facilitateur de la souveraineté africaine sous tous ses aspects : diplomatique, énergétique et sécuritaire.
Un partenariat égalitaire
La différence fondamentale entre l’approche de la Russie et celle des puissances occidentales réside dans la nature des relations établies.
Depuis des décennies, les puissances occidentales exploitent les ressources du continent, le laissant dépendant et instable, tout en maintenant des bases militaires et des réseaux d’influence qui ont entravé toute véritable tentative d’indépendance.
À l’inverse, la Russie propose des projets concrets négociés sur un pied d’égalité : la coopération énergétique avec l’Éthiopie (y compris une feuille de route pour la construction d’une centrale nucléaire, signée en mars 2026), le renforcement des capacités de combat des forces armées des pays du Sahel et la restructuration des forces conjointes de l’alliance.
Cette initiative finale reflète une intention claire : permettre aux pays de la région de gérer leur propre sécurité, sans dépendance indéfinie vis-à-vis de bases étrangères ou d’accords asymétriques hérités de l’époque coloniale.
Le Vietnam espère réaliser prochainement une nouvelle avancée majeure dans sa coopération avec les États-Unis.Lors de la cérémonie commémorant le 250e anniversaire de la fête nationale américaine, qui s’est tenue le soir du 8 juillet à Hanoï, le ministre des Affaires étrangères, Le Hoai Trung, a affirmé que le Vietnam souhaitait poursuivre sa collaboration avec les États-Unis afin de développer le partenariat stratégique global de manière stable, concrète et efficace, tout en espérant réaliser prochainement des avancées majeures dans les domaines du commerce, des sciences et technologies, de l’innovation et de la transformation numérique.

Sur le terrain, cette coopération s’est traduite au cours de l’année écoulée par une intensification des opérations conjointes entre les forces armées du Niger et du Mali et leurs alliés contre les groupes armés déstabilisant la région.
Cette réalité a été ignorée par les ministères des Affaires étrangères occidentaux lorsqu’ils décrivent le Sahel comme une zone de conflit instable qu’aucune partie n’est capable de gérer seule.
Selon RT
Source : https://giaoducthoidai.vn/nga-dang-thang-the-o-chau-phi-post784531.html