Premier contrôle, celui d’un couple en semi-rigide, auquel il ne manque d’une lampe étanche. « J’irai la chercher chez le shipchandler en arrivant », jure le chef de bord, heureux de s’en tirer avec un rappel pédagogique.

Photo Franck Pennant

Dans la rade de Marseille, la vedette blanche file à une telle allure que malgré ses deux puissants moteurs de 300 chevaux chacun, le semi-rigide des Affaires maritimes placé dans son sillage peine à la rattraper. Gyrophare actionné, la vedette finit par ralentir. Prise en flagrant délit à plus de 37 nœuds, dans une zone où la vitesse maximale, est désormais fixée à 10 nœuds. Son chef de bord repartira avec une convocation à la commission des retraits de permis bateau et un signalement auprès du tribunal maritime, compétent pour sanctionner le délit.

Ce vendredi 10 juillet 2026, les Affaires maritimes sillonnent la zone du cap Croisette, en rade Sud de Marseille. Sous la houlette du commissaire général Jean-Emmanuel Perrin, adjoint du préfet maritime de la Méditerranée, elles participent à une opération de contrôle pour sensibiliser les plaisanciers aux règles de sécurité en mer – et verbaliser les plus récalcitrants. Deux priorités absolues : les excès de vitesse et le respect des zones de navigation.

Contrôle à 37 nœuds dans une zone limitée à 10 nœuds, le chef de bord de ce bateau de tourisme loué pour la journée risque de se voir retirer temporairement son permis de navigation et d'éventuelles poursuites pénales devant le tribunal maritime.Contrôle à 37 nœuds dans une zone limitée à 10 nœuds, le chef de bord de ce bateau de tourisme loué pour la journée risque de se voir retirer temporairement son permis de navigation et d’éventuelles poursuites pénales devant le tribunal maritime. Photo Franck Pennant12 0000 contrôles l’été dernier

« Le plus grand danger en mer, c’est le défaut de maîtrise. Sur les navires à moteur, les gens sont rapidement grisés par la vitesse, qui peut générer des…