RÉCIT – Cet informaticien niçois était jugé devant le tribunal correctionnel de Paris pour avoir administré un vaste site fréquenté par des centaines de milliers d’internautes, diffusant des photos et vidéos de célébrités truquées.
Pendant près de vingt ans, Cyrille Bourgeois a mené une double vie. Le jour, il était un informaticien sans histoire de la Côte d’Azur. La nuit, à l’abri derrière l’anonymat d’Internet, il devenait l’administrateur d’un site de deepfakes pornographiques, où défilaient les visages de femmes qu’il n’avait jamais rencontrées, incrustés sur des corps dénudés.
Il aura fallu une fructueuse coopération entre gendarmes français et autorités américaines pour mettre fin à ce système. Le 10 juin dernier, les portes de son domicile niçois s’ouvraient devant les enquêteurs venus l’arrêter. Un mois plus tard, le mardi 7 juillet, il comparaissait devant la 13e chambre du Tribunal correctionnel de Paris, seul face aux juges, pour répondre de deux décennies d’exploitation numérique de l’intimité d’autrui.
Le jugement est tombé le jour même du délibéré. L’informaticien niçois de 47 ans a été condamné à deux ans de prison, dont un ferme, aménageable sous bracelet électronique, ainsi qu’à 10 000 euros d’amende…
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