La date change, mais la magie reste. Par respect pour la commémoration des dix ans de l’attentat de Nice, c’est la veille de la Fête nationale que le traditionnel feu d’artifice fera briller Paris. Vingt minutes de spectacle – retransmis en direct sur France 2 – préparées depuis des mois par l’entreprise française Groupe F.

Basée à Arles (Bouches-du-Rhône), elle magnifie depuis plus de trente ans les plus grands événements, des cérémonies olympiques d’Athènes et Rio, au Nouvel An à Dubaï depuis la tour Burj Khalifa !

Feu d’artifice du 13 juillet 2026 : Quels sont les thèmes cette année ? On a la réponse !

« Dès mi-mai, c’est le branle-bas de combat », confie le chef de tir Jonas Bidault. À partir du cahier des charges fourni par la ville de Paris, des simulations (figures, trajectoires…) sont effectuées grâce à des logiciels puis validées par la mairie. Au programme cette année : les 250 ans de l’Indépendance américaine, les 400 ans de la Marine nationale et les 70 ans de jumelage avec Rome.

Malgré le changement de date du 14 au 13 juillet, aucune allusion ne sera faite dans le spectacle à l’attentat de Nice, comme l’explique Jonas Bidault à Télé-Loisirs. « Il n’y a pas de demande particulière sur la commémoration du 14 juillet 2016. J’aurais tendance à dire que ce n’est pas très facile à Paris d’évoquer ce genre de choses qui ont eu lieu à Nice », relate-t-il.

« Et le message n’est pas évident à faire passer en feu d’artifice et en drones. Je ne vois pas très bien ce qui serait assez symbolique et nous permettrait de l’aborder en fait. Et il faut faire attention, les spectacles comme les Fêtes nationales, doivent être festifs et populaires. L’émotion, c’est hyper important et on en a besoin, mais il faut aussi que les gens repartent avec le sourire. »

Combien coûte le feu d’artifice de Paris ? Voici un élément de réponse

Concrètement, la zone de tir est sécurisée depuis le 6 juillet. « Puis, durant quatre nuits, dix-sept personnes installent les câblages et supports. Les feux d’artifice sont mis en place dans la nuit du 12 au 13, une fois la tour Eiffel fermée au public », détaille Jonas Bidault.

« Chaque effet pyrotechnique coûte une dizaine d’euros. Mais la mairie de Paris ne sera pas contente si je vous donne le montant global… », sourit le professionnel. On parle d’une tonne de matière explosive lancée depuis 120 postes de tir ! « Il y aura aussi 600 drones devant la tour Eiffel et 1 000 sur le pont d’Iéna », soit 500 de plus qu’en 2025.

Le jour J, les équipes de Jonas Bidault vont se caler sur le concert de Paris : « C’est le plus stressant. Je suis en relation avec la scripte qui m’annonce où ils en sont. Pendant la Marseillaise finale, je synchronise l’ensemble du dispositif. C’est ensuite à Stéphane Bern de meubler jusqu’à ce que l’on soit prêts. »