Une colonie israélienne dans la vieille ville d’Hébron, en Cisjordanie occupée, photographiée le 9 février 2026. Photo : Mussa Qawasma/Al Monitor
Selon des diplomates et des responsables de l’UE, les discussions seront basées sur un document confidentiel préparé par la Commission européenne (CE), qui décrit trois options : établir un système de licences d’importation, imposer des droits de douane suffisants pour dissuader le commerce ou interdire complètement les importations en provenance des colonies.
Cependant, des sources diplomatiques indiquent que cette réunion visait principalement à évaluer le niveau de soutien des États membres pour chaque option, plutôt qu’à prendre une décision formelle.
Depuis de nombreuses années, l’UE peine à unifier sa position sur la politique au Moyen-Orient en raison de profondes divergences entre ses 27 États membres, notamment concernant le conflit israélo-palestinien.
Cependant, ces derniers mois, de nombreux gouvernements européens ont accru la pression sur l’UE pour qu’elle prenne des mesures plus fermes contre les colonies israéliennes, en raison de l’escalade de la violence perpétrée par les colons israéliens et du ressentiment suscité par l’expansion continue des colonies en Cisjordanie par le gouvernement du Premier ministre Benjamin Netanyahu.
En mai dernier, l’UE a imposé des sanctions à quatre organisations et trois individus, les accusant d’être impliqués dans des « violations graves et systématiques des droits de l’homme » à l’encontre des Palestiniens en Cisjordanie.
Dans un avis consultatif publié en juillet 2024, la Cour internationale de Justice (CIJ) a déclaré que l’occupation par Israël des territoires palestiniens et la construction de colonies en Cisjordanie sont contraires au droit international. La CIJ a également souligné que les États doivent prendre des mesures pour empêcher les activités commerciales ou d’investissement qui contribuent au maintien de ce statu quo.
Israël rejette cette position. Le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Saar, a qualifié de « honteuses » les tentatives de certains gouvernements européens d’appliquer l’avis consultatif de la CIJ.
Parallèlement, les Nations Unies et la plupart des pays du monde considèrent les colonies israéliennes en Cisjordanie comme illégales au regard du droit international. Israël conteste cette position, arguant que la Cisjordanie est un territoire disputé et que le peuple juif y est présent depuis des millénaires.
Un diplomate européen anonyme a déclaré que la réunion du 13 juillet permettrait aux États membres d’avoir une idée plus précise du niveau de consensus sur chaque option proposée.
Cependant, les diplomates estiment que la probabilité que l’UE adopte immédiatement une mesure spécifique lors de cette réunion est très faible, en raison des désaccords persistants non seulement sur le contenu mais aussi sur le mécanisme de vote.
D’après certaines sources diplomatiques, si une interdiction commerciale devait être imposée aux colonies, la décision pourrait être adoptée à la majorité qualifiée, c’est-à-dire avec un minimum de 15 États membres représentant au moins 65 % de la population de l’UE. Cependant, des documents de la Commission européenne indiquent qu’une interdiction totale pourrait nécessiter l’accord unanime des 27 États membres – un objectif jugé très difficile à atteindre dans le contexte actuel.
La porte-parole de la Commission européenne, Paula Pinho, a confirmé que la CE avait envoyé le document aux États membres, mais a refusé de commenter son contenu précis.
Source : https://daibieunhandan.vn/eu-thao-luan-bien-phap-thuong-mai-voi-cac-khu-dinh-cu-cua-israel-o-bo-tay-10423454.html