L’an dernier, on avait rencontré les Marseillais de Blooming Discord et les Vauclusiens de Septaria, qui avaient joué sur la Hellstage du festival de musiques extrêmes, les musiciens de Belore, après leur live à la Temple, et Novelists, avec la chanteuse Camille Contreras, Marseillaise pur jus, qui s’était produite sur la mainstage 2, des étoiles plein les yeux !

Quelle fierté pour ces groupes d’avoir représenté le sud de la France dans cet événement incontournable pour les fans de metal dans toutes ses déclinaisons, tant le nombre de scènes (six mais dix l’an prochain pour les vingt ans !) permet une infinité de propositions !

Et voilà que cette année encore, pour la 19e édition du Hellfest qui s’est déroulée du 18 au 21 juin 2026, à Clisson, d’autres groupes ont prouvé que Marseille est encore et toujours dans la place.

Tout festivalier habitué à l’effervescence de ce qui est l’un des plus grands festivals de metal en Europe – il a rassemblé près de 280 000 personnes ! – le sait : le Off du Leclerc est le passage obligé. Non seulement pour les courses (lorsqu’on s’installe sur le camping du Champ du Louet, sur les terrains aux alentours du site ou chez l’habitant) mais aussi pour les scènes installées devant l’hypermarché, offertes à des groupes émergents pour des concerts inédits et parfois tremplins.

« On a énormément travaillé pour que tout soit millimétré »

Mercredi 17 juin 2026, Eradikal Insane se prépare : Cyril Van Zandijcke au chant, Mathieu Damiani à la basse, Nicolas Escoffier et Tomi Cas, aux guitares, et -S- à la batterie.

Une première au Hellfest – même si certains étaient déjà venus en festivaliers – et surtout sur la scène du Off. « Ce sera notre plus grosse date, notre plus gros concert et c’est vraiment beaucoup d’émotion car on a énormément travaillé tout ça depuis plusieurs mois pour que tout soit carré et millimétré », dit Cyril derrière le merchandising.

Trente minutes pour Le Off by Leclerc et pas une seconde de plus pour réaliser ce rêve d’enfant et ce même si ça n’est pas encore la mainstage, ou plutôt… Altar, vu le style d’Eradikal Insane, un groupe de modern death metal avec une touche de core. « On tient à ce petit côté mélodique pour que les gens puissent chanter les riffs, que ce ne soit pas que du bruit. »

Pas forcément de messages dans les compos du groupe mais « c’est une histoire logique depuis le début », souligne Mathieu, « avec des paroles qui racontent la transformation de la vie, celles qu’on assume et celles qu’on assume moins ». « C’est très basé sur la psychologie et la philosophie, les problématiques du corps et de l’esprit. »

Release party au Molotov le 27 novembre

Assez loin des clichés du death metal classique donc, Eradikal Insane ne serait pas un peu l’intellectuel de la bande ? « On a vraiment tenu à ne pas avoir des textes bateau », poursuit Cyril. « L’évolution de l’être humain, tout ce qui peut se passer dans sa tête.. C’était d’abord basé sur la démence et la folie, d’où le’Insane’de Eradikal Insane, mais avec l’évolution du groupe, la vie qui a passé parce qu’on a arrêté de jouer pendant huit ans, on revient sur quelque chose d’évolutif. »

C’est Nico et son frère Florian qui ont créé le groupe Eradikal Insane en 2004. Après plusieurs changements de line-up, Eradikal Insane a un EP et un album à son actif et prépare actuellement un nouvel EP qui sortira au mois de novembre. Release party d’ailleurs en vue au Molotov, à Marseille (3, place Paul-Cézanne, 6e), le 27 novembre 2026.