Ils ont presque le même âge, le même uniforme et des parcours pour le moins singuliers. Ce mardi après-midi, ils marcheront ensemble sur le Vieux-Port pour le 14-Juillet sous les couleurs de la police nationale, car depuis deux ans, l’institution participe au défilé à Marseille, aux côtés de l’armée de terre, du Bataillon des marins-pompiers ou encore de la police municipale.
À 44 ans, ce sera une première pour Nicolas Cusumano, tout juste affecté à l’un des groupes de la division centre en charge de la lutte contre les violences intrafamiliales, il n’est en fait gardien de la paix que depuis un mois. Restaurateur pendant 25 ans, il a également été conseiller prud’homal et même brièvement agent pénitentiaire à Fleury-Mérogis, après avoir réussi simultanément les concours de l’administration pénitentiaire et de gardien de la paix. Il a choisi la police, un rêve d’enfant qu’un mariage et une vie de famille avaient éloigné. « Mais mes enfants sont grands maintenant et je me suis séparé, alors quand ma sœur, elle-même policière m’a dit que la limite d’âge c’était 45 ans, j’ai sauté le pas », résume le quadragénaire, qui a replongé dans les études et suivi une année de formation à l’école …