Disparu ce lundi 13 juillet à l’âge de 78 ans, l’acteur Sam Neill, popularisé par la saga «Jurassic Park», avait révélé avoir retrouvé son fils plus de 25 ans après l’avoir confié à l’adoption.

Des retrouvailles empreintes d’émotion. Célèbre pour avoir incarné le paléontologue de la saga aux dinosaures, la vedette de «Jurassic Park» Sam Neill, disparue ce lundi à l’âge de 78 ans, avait un jour qualifié sa famille de «légèrement atypique». Revenant sur ses relations avec ses enfants, l’acteur s’était livré sur ses liens avec son fils aîné, confié à l’adoption 25 ans plus tôt. 

Un témoignage accordé en 2014 lors d’une interview dans les colonnes du Sunday Times, au cours de laquelle l’acteur, pourtant discret sur sa vie familiale, s’était épanché sur son premier fils, qu’il n’avait pas voulu garder.

«J’avais à peine plus de vingt ans»

Revenant sur les circonstances de cette séparation, Sam Neill avait alors expliqué qu’il se considérait comme trop jeune pour être père au moment de la naissance de son fils. «Mon premier enfant, Andrew, a été donné en adoption alors qu’il était encore tout petit», avait avoué le comédien à la longue carrière cinématographique. «J’étais moi-même assez jeune — j’avais à peine plus de vingt ans», avait-il ajouté. 

Sam Neill n’avait donc jamais vu grandir son fils, jusqu’à ce qu’Andrew atteigne lui-même la vingtaine. «Je ne l’avais pas revu depuis 25 ans, et puis, nous nous sommes remis à la recherche l’un de l’autre», avait déclaré celui qui campait le personnage d’Alan Grant.

Bien qu’il ait gardé pour lui les détails de cette rencontre chargée d’émotion, Sam Neill avait souligné qu’elle s’était déroulée de manière plus sobre que ce à quoi on aurait pu s’attendre. «Ces retrouvailles sont souvent décrites comme très émouvantes, mais il n’y a rien de sentimental là-dedans. Personne ne sanglote dans les bras de l’autre ; c’est beaucoup plus sobre que ça», avait-t-il confié.

Une vie de famille «chaotique»

Après avoir fait adopter son fils, l’acteur était par la suite devenu père de trois enfants. En 1983, il avait accueilli son second fils Tim, né de son union avec son ex-femme Lisa Harrow, sa partenaire à l’écran dans «La Malédiction Finale». Sam Neill s’était ensuite marié avec la maquilleuse Noriko Watanabe et, comble de l’histoire, avait adopté la fille de celle-ci, Maiko, issue d’une précédente relation. Le couple avait ensuite accueilli une fille, Elena, née en 1991. Plus de vingt ans après, en 2017, les deux parents s’étaient finalement séparés. 

Sam Neill, qui était également grand-père de huit petits-enfants, avait précédemment déclaré à ABC que sa vie de famille pouvait être qualifiée de «chaotique», expliquant : «Une grande partie de mon rôle de père a sans doute été marquée par mon absence, pour une raison ou une autre, notamment parce que mon métier m’oblige à voyager beaucoup».

Et s’il avait avoué ne pas avoir à donner de conseils sur la parentalité, l’acteur avait souligné : «Je ne vais pas m’en vouloir pour ça». Dans un reportage consacré à la vie et à la carrière du Néo-Zélandais, son fils Tim était intervenu : «Il y a pire pour un père que d’être absent parce qu’il travaille», avait-il déclaré, avant d’ajouter à propos de Sam Neill : «C’est un bon père».

L’acteur était atteint d’un cancer du sang

La famille de Sam Neill a annoncé le décès «soudain et inattendu» de l’acteur dans un communiqué émouvant. «C’est avec une immense tristesse que la whānau [famille recomposée] de Sam Neill vous fait part de son décès, survenu ce lundi 13 juillet à Sydney, en Australie», ont-ils déclaré. «Sam était entouré de sa famille et s’est éteint avec la dignité qui a caractérisé toute sa vie», a t-on pu lire. Une annonce faite près de trois mois après que Sam Neill a déclaré être en rémission grâce à une thérapie génique, après un combat de plusieurs années contre un cancer du sang. 

Sa carrière dans le 7e art avait débuté dans les années 1970, avec des rôles notables dans les films «Possession», «A la poursuite d’Octobre rouge» ou encore le sublime long-métrage de Jane Campion «La Leçon de piano», premier film réalisé par une femme à obtenir la Palme d’or au festival de Cannes. Plus récemment, on avait pu apercevoir Sam Neill dans les séries «Peaky Blinders» et «Une nature sauvage». 

En dehors des plateaux de tournage, l’acteur prenait plaisir à exploiter des vignobles dans la pittoresque région de Central Otago, en Nouvelle-Zélande, zone de production vinicole la plus au sud de la planète.