Le Royaume-Uni est devenu le 91e État partie à l’Accord sur la biodiversité marine au-delà des juridictions nationales (Biodiversity Beyond National Jurisdiction Agreement- BBNJ). Soixante ratifications étaient nécessaires pour son entrée en vigueur.
Près de trois ans après avoir signé l’accord, en septembre 2023, le Royaume-Uni a déposé au siège de l’ONU son instrument de ratification le 10 juillet 2026, et a ainsi rejoint « un nombre croissant de pays qui ratifient cet accord international historique », indique le gouvernement britannique dans un communiqué. Le traité était en négociation aux Nations unies depuis près d’une vingtaine d’années.
Contraignant pour les pays qui l’ont ratifié, le texte prévoit notamment la création d’aires marines protégées (soutenant l’objectif de protéger 30% des océans d’ici 2030 établi par la COP15 sur la biodiversité), des évaluations d’impact environnemental des activités humaines, le partage équitable des bénéfices issus des ressources génétiques marines, ainsi que le renforcement des capacités et transfert de technologies aux pays en développement.
Il concerne les zones situées au-delà des zones sous juridiction nationale, soit les deux tiers des océans de la planète, mais ne régule ni la pêche commerciale, ni le transport maritime (OMI), ni les fonds marins (AIFM). Soixante ratifications étaient nécessaires pour l’entrée en vigueur du texte, intervenue en janvier 2026. Seuls les pays l’ayant ratifié avant l’organisation de la première COP BBNJ sont habilités à voter sur les décisions qui détermineront son fonctionnement. Elle aura lieu en janvier 2027.
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