Après cinq mois d’un déploiement dont le programme a été bouleversé par la guerre au Moyen-Orient, le groupe amphibie assurant la 17ème édition de mission Jeanne d’Arc a retrouvé la base navale de Toulon le 14 juillet. À son bord, près de 800 militaires, dont 162 officiers élèves.

Au moment où près de 6700 militaires, 315 véhicules et 131 aéronefs s’apprêtaient à descendre les Champs Élysées dans le cadre du défilé du 14 juillet, le groupe Jeanne d’Arc a, lui, traversé la rade de Toulon, la frégate Aconit rendant les honneurs au canon de salut. Équipages, élèves et soldats au poste de bande, le porte-hélicoptères amphibie Dixmude a gagné les appontements Milhaud, où les familles des militaires attendaient avec impatience leurs proches, partis il y a cinq mois. 

 

 

 

Le Dixmude arrivant à Toulon. 

 

L’Aconit arrivant à Toulon. 

 

 

 

Le Dixmude et l’Aconit de retour à Toulon le 14 juillet.

 

 

 

L’arrivée du Dixmude à la base navale de Toulon, où les familles ont accueilli les marins et soldats après cinq mois d’absence.

 

Le radier du Dixmude avec des véhicules du groupe tactique embarqué de l’armée de Terre. 

 

Les marins retrouvant leurs proches. 

 

C’est le 17 février dernier que le groupe amphibie avait quitté Toulon pour cette nouvelle édition de la mission Jeanne d’Arc, déploiement annuel ayant succédé aux campagnes d’application de l’ancien porte-hélicoptères Jeanne d’Arc, qui fut de 1964 à 2010 le principal bâtiment école de la Marine nationale. La mission éponyme, qui a débuté en 2010, a repris ces fonctions de formation à la mer des jeunes officiers, en particulier ceux de l’École navale, les « Bordaches », qui vivent là leur premier déploiement lointain et de longue durée, dans un cadre interarmées et international. Car le PHA et la frégate de la classe La Fayette mobilisés chaque année ont également pour but, parallèlement à leur rôle d’école embarquée, de servir de moyens prépositionnés dans des zones d’intérêt stratégique. Ils permettent aussi de renforcer la présence navale de la France dans ses territoires ultramarins et de fortifier la coopération avec les pays riverains des régions traversées. 

Au total, ce sont près de 800 militaires, comprenant 515 marins dont 162 officiers-élèves, et 160 soldats de l’armée de Terre qui ont participé à la mission Jeanne d’Arc 2026. Celle-ci a été ponctuée de six grands exercices et onze escales, le programme ayant été modifié en mars suite au déclenchement de l’opération militaire américano-israélienne contre l’Iran. Le Dixmude et l’Aconit, qui devaient initialement évoluer jusqu’en Asie, sont finalement, après leur passage mer Rouge et à l’ouest de l’océan Indien, passés en Atlantique pour naviguer vers l’Amérique Latine, les Caraïbes et l’Amérique du Nord

 

Les quais toulonnais se sont regarnis, notamment suite au retour du groupe aéronaval puis de la mission Jeanne d’Arc. 

 

Le retour à Toulon du Dixmude et de l’Aconit regarnit un peu plus les quais de la base navale varoise, qui étaient quasiment vides au mois de mars compte tenu des nombreuses missions et opérations en cours à ce moment-là. Trois jours plus tôt, le 11 juillet, c’est le groupe aéronaval, avec le porte-avions Charles de Gaulle, la frégate de défense aérienne Chevalier Paul, la frégate multi-missions Alsace et le bâtiment ravitailleur de forces Jacques Chevallier, qui était rentré après 166 jours de déploiement dans le cadre de la mission La Fayette. 

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