Par

Nicolas Zaugra

Publié le

15 juil. 2026 à 1h15
; mis à jour le 15 juil. 2026 à 1h23

Fin de match et de feu d’artifice tendu dans le centre-ville de Lyon ce mardi 14 juillet. Après le traditionnel feu tiré depuis Fourvière et la défaite des Bleus face à l’Espagne en demi-finale de Coupe du monde, les deux événements se sont terminés quasi en même temps, des tensions ont éclaté dans la ville.

Alors que la foule quittait le secteur des quais de Saône pour rejoindre Bellecour, notamment le métro, des tensions ont éclaté dans le secteur entre jeunes et forces de l’ordre, a constaté actu Lyon sur place.

Tirs de mortiers vers la police, gaz lacrymogène…

Des groupes mobiles de jeunes ont tiré des feux d’artifices en l’air après le match, mais aussi pour certains en visant les forces de l’ordre positionnées tout autour de la place. Des tirs de mortiers ont aussi touché les compagnies départementales d’intervention et des compagnies républicaines de sécurité, dont la CRS 83, selon la préfecture du Rhône.

La police a dû faire usage à plusieurs reprises de gaz lacrymogène pour disperser les individus de la place Bellecour, rue de la République et rue de la Barre. Du gaz lacrymogène a aussi été tiré, en réaction à des tirs de mortiers, dans la station de métro qui a été fermée toute la soirée.

Des poubelles ont également été incendiées. Quatre personnes ont été interpellées pour jets de projectiles et de mortiers, selon un bilan après minuit. L’un des suspects avait des « engins incendiaires » sur lui, selon une source sécuritaire.

« Les opérations se poursuivent et les groupes à risque sont systématiquement dispersés et les auteurs de violence interpellés », indique la préfecture dans un tweet à 1h du matin.

Un blessé par balle à la Guillotière

En plus de ces violences en Presqu’île, un homme a été blessé par balles vers 23h alors que le match France-Espagne se terminait. Les faits ont eu lieu dans le quartier de la Guillotière (7ᵉ arrondissement). 

Deux individus ont pris la fuite en trottinette et on ignore l’état de santé de la victime et les motifs de l’agression. 

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