Certains avaient pu le croiser au Street food festival, en juin dans le quartier du Blosne, à Rennes (Ille-et-Vilaine). Amarbayasgalan Ganthulkhuur, surnommé Amaaka, y représentait la Mongolie (pays d’origine de ses parents) et n’avait pas hésité à préparer un gâteau russe, le Napoléon.
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Créé au XIXe siècle lors d’un rapprochement entre la France et la Russie et inspiré par le mille-feuille français, ce gâteau très populaire en Russie est composé de fins biscuits feuilletés et d’une crème… Amaaka s’était investi pour faire plaisir aux gourmets.
Début juillet 2026, le jeune cuisinier qui suivait cette année un Bac Sciences et technologies de l’hôtellerie et de la restauration (STHR), s’est à nouveau illustré lors de l’annonce des résultats. Avec un 17,34 de moyenne, il obtient la mention très bien. Difficile de faire mieux.
Une bourse de la fondation Paul Bocuse
Entre-temps, Amaaka avait rendez-vous à Lyon (Rhône). Là-bas, il était attendu à la fondation Paul Bocuse qui vise à transmettre l’exigence, les gestes et les savoir-faire de la cuisine. Depuis sa création, en 2004, la fondation accompagne les jeunes étudiants dans leur projet d’avenir à travers son programme de bourse. Et le dossier d’Amarbayasgalan Ganthulkhuur a été retenu.
C’est une aide financière et matérielle, explique-t-il. La fondation a pris en charge ma caution de logement. J’ai eu aussi des tenues professionnelles. Car désormais, Amaaka souhaite poursuivre ses études en s’inscrivant en BTS de Management hôtellerie-restauration à Dinard.
Cerise sur le gâteau d’anniversaire
Sarah Bordes Saurel et Catherine Buhagiar, les deux enseignantes du collège de la Binquenais, qui avaient soutenu la vocation d’Amaaka sont heureuses, et fières. Même écho du côté de la ferme des Cols verts, où Amaaka vient puiser souvent l’inspiration pour les aromates.
Dans le quartier du Blosne, la nouvelle de son excellente réussite se répand et met en joie les habitants qui le connaissent. Tous mesurent l’incroyable parcours de ce jeune qui a fêté ses 18 ans début juillet. Ses amis le féliciteront dès qu’il reviendra.
Car Amaaka travaille cet été dans une crêperie à Saint-Malo et déploie son talent autour de cinq billigs. Pendant mes repos, je rejoins mes éclaireurs (Scouts laïcs). Ils sont pour en camp pendant quinze jours et j’y suis animateur un week-end par mois. Je pense continuer l’année prochaine, conclut-il d’un sourire.