429 €, c’est le prix affiché pour le kit panneau solaire plug and play de la marque Beem, au magasin Leroy-Merlin de Rezé. Le solaire pour les nuls a fait son apparition avec un branchement direct sur une prise, pour ceux qui ne veulent pas s’embarrasser avec une installation plus lourde et plus coûteuse sur le toit.

Sur ce marché des particuliers, la start-up nantaise qui contrôle, monte et achemine les panneaux depuis son site de Saint-Herblain, a imposé son rythme depuis sa création, en 2019.

Au fil des levées de fonds, dont celle de 20 millions d’euros en 2023, Beem grandit vite, très vite, emploie une quarantaine de salariés avec un objectif affirmé : équiper 500 000 foyers en Europe d’ici 2030. Beem ambitionne de réaliser 25 % de son chiffre d’affaires à l’international, en mettant l’Italie au cœur de sa stratégie.

Sauf que le secteur du solaire est souvent dans l’instabilité permanente, entre revirements politiques et doutes des consommateurs noyés sous les sollicitations plus ou moins fiables.

Le plug and play (en anglais brancher et jouer) reste un marché de niche, avec une faible incidence sur les factures, puisqu’il s’agit de fournir l’énergie pour un réfrigérateur, éventuellement une voiture. Et ce marché, justement, a reculé en 2025. Au point de mettre en veille la success story de Beem.

En janvier dernier, l’entreprise s’est placée sous protection du tribunal de commerce de Nantes par le biais d’une procédure de sauvegarde. Pour mieux maîtriser son hypercroissance, elle a engagé des économies et lancé un nouveau financement.