Après la défaite de l’équipe de France en demi-finale de la Coupe du monde, mardi 14 juillet, des incidents ont éclaté à Paris et à Lyon. De violents affrontements ont notamment eu lieu entre des individus et les forces de l’ordre sur la place Bellecour, dans la capitale des Gones. 141 personnes ont été interpellées à Paris.
De la tristesse, de la déception… et des violences. C’est le constat amer de cette soirée de fête nationale, qui n’aura rien eu de festif pour l’équipe de France, sèchement battue par l’Espagne en demi-finale de Coupe du monde, ni pour certains individus, qui ont déclenché des affrontements avec les forces de l’ordre en marge de la défaite des Bleus.
Selon un premier bilan établi ce matin, 141 personnes ont été interpellées à Paris, en marge des célébrations liées à la demi-finale de la Coupe du monde. Ces interpellations sont principalement liées à l’usage de mortiers d’artifice dirigés contre les forces de l’ordre et les services de secours.
Alors que 70.000 policiers et gendarmes étaient mobilisés sur l’ensemble du territoire, des affrontements avec les forces de l’ordre ont éclaté à Lyon, sur la place Bellecour, où une vingtaine de personnes ont été interpellées. La préfecture du Rhône précise que des individus «hostiles» et «particulièrement jeunes» ont tiré des mortiers d’artifice sur les policiers.
Un homme a par ailleurs été blessé par balles vers 23h, selon nos confrères d’Actu Lyon, qui précisent que deux individus ont pris la fuite «en trottinette» et que l’on ignore à ce stade l’état de santé de la victime, ni le mobile de l’agression. Ce dernier ne serait d’ailleurs pas lié aux affrontements avec les forces de l’ordre, ni au match des Bleus.
une caserne de pompiers ciblée
La capitale n’a pas non plus été épargnée par les débordements. En fin de soirée, vers 23h40, une caserne de sapeurs-pompiers du 19e arrondissement de Paris a été la cible de tirs de mortiers d’artifice. Aucun dégât ni blessé n’est à déplorer. Les pompiers ont pu identifier deux individus suspectés d’avoir participé aux tirs.
Après avoir avoué les faits, ils ont quitté les lieux avant d’être retrouvés par les forces de l’ordre. Selon la préfecture de police de Paris, tous deux ont été interpellés. Une plainte a été déposée par un des pompiers au nom de la caserne.