La hausse ajournée…

En juin, l’inflation américaine a reculé de 0,4% par rapport au mois précédent. Sur un an, elle ne progresse plus que de 3,5%, contre 4,2% en mai.

Cette amélioration s’explique notamment par l’accalmie observée en juin au Moyen-Orient, qui a fait baisser les prix de l’énergie de 5,7% par rapport au mois précédent et permis une meilleure stabilité des prix à la consommation.

La Réserve fédérale a donc la possibilité de maintenir ses taux directeurs inchangés lors de sa réunion du 29 juillet.
Les investisseurs, qui craignaient un renchérissement du crédit, ont accueilli cette perspective avec soulagement. Un environnement de financement plus favorable soutient en effet l’investissement, la consommation et les bénéfices des entreprises.
Le marché obligataire en profite également : le rendement des emprunts obligataires américains à deux ans est revenu vers 4,2%, contre 4,3% auparavant.


Inscrivez-vous sur notre site et suivez l’actualité financière

… mais pas définitivement écartée !

Il convient toutefois de rester prudent, car la situation économique a évolué depuis le mois de juin.

Le conflit au Moyen-Orient a repris de l’ampleur, entraînant une hausse des prix du pétrole. Et l’essor de l’intelligence artificielle continue de pousser les prix des produits électroniques.

Si ces tendances se confirment, un rebond de l’inflation est possible.
La perspective d’une hausse des taux directeurs américains avant la fin de l’année deviendrait dès lors plus crédible.

Même si le recul de l’inflation aux USA pourrait n’être que temporaire, il offre un répit bienvenu aux marchés financiers et permet à la Fed de différer une hausse des taux, qui serait peu opportune dans le contexte actuel.
Le maintien d’une politique monétaire stable devrait permettre à l’économie américaine de poursuivre sa croissance à un rythme modéré.
Nous continuons d’investir aux États-Unis dans tous nos portefeuilles.