C’est un immeuble de bureaux à Kiev. Des ONG s’y trouvent et parmi elles, l’une avec le mystérieux nom d’Appel de Genève. Son origine dit bien une certaine tradition humanitaire de la cité de Calvin. En 1997, la Convention sur l’interdiction des mines antipersonnel est adoptée. Sauf qu’il y a un problème : dans certains pays, ce sont des groupes armés non-étatiques qui posent ces mines, et pas les États, seuls signataires. D’où l’idée de proposer des engagements à ces groupes.

Élisabeth Decrey, coordinatrice de la Campagne Suisse contre les mines, s’adresse au gouvernement helvète et au Comité international de la Croix-Rouge, qui ne peuvent se lancer dans pareil projet. Qu’importe, la Romande créé son association, l’Appel de Genève en janvier 2000, et à peine un an…