Par

Arthur Guillamo

Publié le

15 juil. 2026 à 20h00

Sur la terrasse du café des Phares, dans le 4e arrondissement de Paris, la déception était grande mardi 14 juillet 2026 chez les supporters venus en nombre pour applaudir l’équipe de France, qui affrontait l’Espagne en demi-finale de la Coupe du monde. Et qui s’est fait battre à plate couture. Déception partagée par les gérants du café, qui avaient tout mis en œuvre pour attirer un maximum de clients : « Depuis le début du Mondial, on diffuse tous les matchs de la France. On ouvre les baies vitrées, on installe le vidéoprojecteur », explique Vivian, le responsable du soir.

Des embauches en moins

Forcément, sans la présence des Bleus sur le terrain pour la finale de dimanche, la soirée pourrait être plus calme : « Honnêtement, je pense qu’on attirera 25 ou 30 % de monde en moins que si la France était qualifiée. » Le staff va également devoir revoir ses effectifs : « Mardi soir, on a embauché un barman et un serveur supplémentaires. Ils devaient revenir dimanche, mais on ne va finalement pas avoir besoin d’eux je pense », regrette Vivian.

Il faut dire que, depuis le début de la compétition, le café des Phares a connu un boom de sa fréquentation. « À chaque match de l’équipe de France, on avait facilement une centaine de personnes en terrasse. À l’échelle du mois de juillet, je pense que notre chiffre d’affaires est en hausse de 10-15 % » par rapport à l’année précédente, se félicite le responsable du soir.

Un succès qui se confirme dans toute la région. Franck Delvau est président de l’Umih Île-de-France, le syndicat des patrons de bars restaurants. Il est très satisfait de l’engouement pour cette Coupe du monde dans les établissements franciliens : « Grâce à l’autorisation d’ouvrir jusqu’à 2 heures, les terrasses étaient bondées, certains bars ont doublé, voire triplé leur chiffre d’affaires les soirs de matchs ! »

Mais avec l’élimination des Bleus, Franck Delvau redoute lui aussi que le soufflé retombe : « Mardi soir, j’ai vu les terrasses se vider à peine quelques minutes après le coup de sifflet final. » Il craint que l’engouement ne soit pas le même pour la petite finale, samedi soir : « Les supporters sont en plein contrecoup, ils auront moins envie de célébrer. »

Les restaurateurs ne seront pas non plus aidés par l’heure tardive de la rencontre, 23 heures, pour espérer voir leurs clients se réunir une dernière fois autour de l’équipe de France.

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