Un autre drapeau que le vert réglementaire de la baignade s’est hissé haut, sur la plupart des plages privées de Cannes, ce mardi matin.

À l’initiative d’Olivier Rotondaro (Rado Plage), président du syndicat des plagistes, l’aigle de Nice a aussi survolé la baie locale, « en hommage aux victimes de l’attentat sur la Promenade des Anglais en 2016, et par solidarité avec nos collègues niçois ».

Un étendard « nissart » – pour honorer la mémoire des 86 « anges » fauchés, il y a dix ans, par un camion fanatique et meurtrier – qui a flotté au vent de vingt et un établissements balnéaires, de la Croisette au boulevard du Midi, en fonction du stock disponible.

Le feu d’artifice a été tiré à 23 heures au lieu de 22 heures

Alors qu’une commémoration nationale se tenait à Nice, en présence, notamment, du chef de l’État, Emmanuel Macron, le traditionnel feu d’artifice du 14 juillet était maintenu dans la cité des festivals, mais décalé d’une heure (de 22 h à 23 h) à la demande de l’association La Promenade des anges, afin que les fusées des artificiers n’illuminent pas le ciel à l’heure fatidique (environ 22 h 30), où le terroriste de Nice entamait sa course sanglante, il y a déjà une décennie.

Par ailleurs, les noms des 86 défunts devaient être énumérés et une minute de silence respectée, avant le spectacle sons et lumières proposé par les Polonais de Nakaja Art.

Et même si la demi-finale de Coupe du Monde entre la France et l’Espagne se jouait également ce mardi soir, pas moins de 125.000 personnes étaient attendues sur la Croisette pour cette deuxième soirée du Festival d’art pyrotechnique, à la symbolique toute particulière.