En Espagne, dans le petit hameau de Folgueras de Cornás, situé dans la commune de Tineo dans les Asturies, les habitants ont été envahis par des milliers de vers noirs, les obligeant notamment à abandonner leurs maisons.
Une situation déplorable. Plusieurs habitants de Folgueras de Cornás, petit village des Asturies (Espagne), ont été contraints de fuir leur domicile après l’invasion de vers noirs. Ils ont par ailleurs pointé du doigt l’inaction du gouvernement local.
En effet, selon la maire de la commune, Montse Fernández, l’aide du gouvernement est essentielle pour faire face à cette problématique puisque la seule solution pour lutter contre ces vers est l’usage de pesticides. Néanmoins, pour pouvoir appliquer cette solution, un permis est exigé, document qui n’a pas été accordé à de nombreux habitants du hameau.
🐛 La DG de Ganadería y Sanidad Agraria, Rocío Huerta, ha visitado junto al alcalde de Valdés, Óscar Pérez, las áreas afectadas por gusanos en varias zonas del concejo y ha trasladado un mensaje de tranquilidad: se trata de plagas habituales que cuentan con medidas de control. pic.twitter.com/iktQp0D2nq
— Consejería Medio Rural y Política Agraria (@MRuralAsturias) July 13, 2026
De son côté, Luis Venta Cueli, député du Groupe parlementaire populaire des Asturies, a dénoncé le «manquement total à ses devoirs» du gouvernement asturien.
«Si le gouvernement Barbón est même incapable de gérer les nuisibles, à quoi sert-il ? », a-t-il lâché, jugeant «inacceptable» que malgré la sollicitation des habitants, l’administration régionale se soit contentée de répondre qu’aucune mesure ne pouvait être prise car l’insecte n’est ni dangereux ni venimeux.
La culture de maïs impactée
«Nous parlons d’un fléau qui non seulement envahit les foyers et crée un grave problème de santé et de bien-être pour les habitants, mais qui endommage également les cultures comme le ray-grass et le maïs», a également déploré le député du Parti populaire. Selon lui, «c’est précisément dans ces situations qu’un gouvernement doit se tenir aux côtés de ses citoyens et mener la riposte».
L’élu a également exigé la mise en place d’un système de détection précoce, grâce à des tests permettant d’anticiper l’apparition de ces vers, afin que les agriculteurs puissent intervenir rapidement et éviter une propagation de l’insecte.
Et pour cause, une trop large contamination des champs de maïs pourrait sur le long terme aboutir à une crise économique, cette culture étant l’une des ressources principales du hameau.
Le gouvernement régional a quant à lui affirmé avoir agi dès qu’il a eu connaissance du problème, en fournissant notamment des conseils techniques et en surveillant également la situation sur le terrain.