L’an dernier, on avait rencontré les Marseillais de Blooming Discord et les Vauclusiens de Septaria, qui avaient joué sur la Hellstage du festival de musiques extrêmes, les musiciens de Belore, après leur live à la Temple, et Novelists, avec la chanteuse Camille Contreras, Marseillaise pur jus, qui s’était produite sur la mainstage 2, des étoiles plein les yeux !

Quelle fierté pour ces groupes d’avoir représenté le sud de la France dans cet événement incontournable pour les fans de metal dans toutes ses déclinaisons, tant le nombre de scènes (six mais dix l’an prochain pour les vingt ans !) permet une infinité de propositions !

Et voilà que cette année encore, pour la 19e édition du Hellfest qui s’est déroulée du 18 au 21 juin 2026, à Clisson, d’autres groupes ont prouvé que Marseille est encore et toujours dans la place.

Réveiller le public (à défaut de réveiller les morts)

Après Eradikal Insane (notre article du 13 juillet sur laprovence.com), Wake the Dead n’a pas… réveillé les morts mais le public de la Warzone, vendredi 19 juin 2026, en ouverture. « Ça a bien fonctionné, ils ont été hyper réceptifs ! »,  lance Guillaume Indaburu, l’un des deux guitaristes.

Gros coup de boost matinal à 11 heures sur la scène punk du festival, the place to be pour le groupe dont le nom vient d’un album et d’un titre éponyme de la formation punk hardcore canadienne Comeback Kid. « Nous, on fait du hardcore, on a l’énergie du punk, des bribes de metal, c’est un peu un mix et effectivement, la Warzone, c’est l’endroit où il fait être si tu veux envoyer des moulinets », souligne Yvan Turpinian, le bassiste.

À la guitare (côté cour), Nicolas Rege, à la batterie, Léo Rolland et c’est Aleksandra Kruk, chanteuse enragée, qui sert la musique brute de ce groupe à la cohésion évidente. Preuve avec tant de plaisanteries, rigolades et cette réelle volonté de communiquer leur énergie au public, comme en mars dernier dans le Vaucluse, au Néo (L’Isle-sur-la-Sorgue), et dans le Gard, au VnB (Nîmes), en mai.

Rendez-vous au Jas Rod le 16 octobre et au Dodu le 4 décembre

Le fil rouge depuis la création de Wake the Dead, en février 2010, c’est « partir sur les routes, faire des tournées, des dates partout où on le peut. On a fait environ 400 concerts. » Avec un line-up, toujours marseillais, qui a un peu changé : Guillaume, Nico et Yvan sont là depuis le début, Léo les a rejoints en 2018 et Aleksandra en 2024.

Leur actu ? La sortie d’un album en octobre 2025, The Great Disappointment, et pas mal de dates. « Le Hellfest était un peu une étape pour nous, mais autour, il y a pas mal d’autres festivals, on joue quasiment un week-end sur deux un peu partout en France. »

Prochaine date : vendredi 16 octobre au Jas Rod ( 1 506, avenue du Capitaine de Corvette Paul Brutus aux Pennes-Mirabeau) pour le Fracture Fest, deuxième édition.

Et dans la cité phocéenne vendredi 4 décembre au Dodu (22, rue Jobin, 3e) avec Krav Boca. « C’est une belle salle, une nouvelle salle, ça va être la bagarre, venez ! »

Les autres concerts de fin 2026 seront annoncées très prochainement. 

« La musique qu’on fait, c’est sur scène et devant la scène qu’elle se vit »

« La scène metal au sens large, que ce soit hardcore, punk… vit de mieux en mieux, souligne Guillaume. Elle n’a jamais disparu et il y a de plus en plus de groupes. Il y a un vrai renouveau. Il fait le vivre dans les différents lieux marseillais, dans les endroits qui font la promotion de tout ça. » 
Que faire pour la réveiller encore plus ? « Juste prenez des préventes aux concerts et allez voir les concerts en vrai, pas uniquement sur Spotify. Et surtout dans la musique qu’on fait : c’est sur scène et devant la scène qu’elle se vit. »