En cette après-midi caniculaire, le calme de l’appartement d’Erick Espel, situé sur le chemin de Notre-Dame-de-la-Consolation (13e), à la Rose, n’est interrompu que par le chant entêté et incessant des cigales. Le ventilateur tourne dans la pièce principale sans parvenir à rafraîchir les lieux. « Il fait chaud », reconnaît, désolé, l’homme de 59 ans en remplissant un grand verre de thé glacé.

Comme le font avec bon sens des dizaines de milliers de Marseillais, Erick Espel ouvre largement ses fenêtres à la tombée du jour pour faire baisser la température de sa chambre. « Mais plusieurs fois par semaine, il est impossible de fermer l’œil avant minuit et quand on s’endort, on se fait réveiller à 3 h du matin », souffle-t-il. Bruits de meuleuse, de scie électrique, de coups de marteau… durant près d’une heure, les travaux s’enchaînent à l’atelier RTM du dépôt la Rose, entraînant d’importantes nuisances sonores nocturnes.

Le dépôt de la Rose concentre 250 bus à proximité de plusieurs ensembles d’habitations.Le dépôt de la Rose concentre 250 bus à proximité de plusieurs ensembles d’habitations. / PHOTO L.M.

« Je vis ici depuis 2018, explique le Marseillais. Et l’atelier a dû être installé à cinquante mètres des habitations un an plus tard, juste derrière les arbres. Depuis, on subit des nuits insupportables en été. » Outre les bruits de l’atelier, les riverains endurent les coups…