Nous ne sommes qu’au début de l’été et les nids secondaires de frelons asiatiques sont déjà visibles. Il ne faut pas perdre de temps pour les localiser et les détruire avant qu’ils ne deviennent trop importants , explique l’association Betton protection pollinisateurs qui a mis en place des ateliers de télémétrie en direction de ses adhérents.

 L’atelier de télémétrie c’est apprendre à manipuler le frelon pour le marquer avec une couleur d’identification au moyen d’un crayon poska, ou le marquer en lui accrochant à la taille un nano-émetteur qui guidera les traqueurs jusqu’au nid », précise Jean-Luc Herrouin, membre de l’association.

La première étape consiste à l’installation du pot à mèche qui va les attirer. Lorsque les frelons arrivent, il faut les marquer avec une couleur et chronométrer leur temps d’aller-retour au nid.  Le frelon vole à environ 18 km/h, soit 300 m/minute. La direction de vol du frelon par rapport au pot et le temps mis pour aller au nid permettent d’estimer la zone probable du nid.  La préparation est cruciale pour trouver rapidement le nid et avoir une chance de récupérer l’émetteur. Elle se fait environ 48 heures avant la traque elle-même.

Le jour de la traque, un frelon marqué d’une couleur et suffisamment fort pour porter l’émetteur, est choisi et placé dans la cage d’envol avec l’émetteur. L’équipe de traqueurs, armée d’antennes individuelles ou utilisant l’application sur le téléphone portable, s’est déployée sur la zone présumée.

L’antenne des traqueurs va s’animer avec des indications de plus en plus marquées et des sons de plus en plus forts selon la distance par rapport au nid.  Le frelon marqué retourne au nid et y reste plusieurs heures avant de reprendre ses allers-retours, c’est ce temps-là qu’il faut mettre à profit pour trouver le nid. 

La première traque a eu lieu le 3 juillet, à 15 h 30. Le nid a été trouvé deux heures plus tard. L’émetteur a permis de localiser l’arbre qui contenait le nid.

Infos : https://protectionpollinisateurs.fr/fr/