DÉCRYPTAGE – Selon de tout récents rapports, l’IA est désormais surexploitée par les terroristes islamistes. Autrefois cantonnée à la génération de visuels de propagande, elle permet désormais aux djihadistes de former des commandos et d’apprendre des techniques de combat.
La Silicon Valley a-t-elle conscience d’avoir fourni à plusieurs groupes terroristes des outils de destruction massive? De récents rapports, émanant notamment de l’éminente université de Cambridge (Royaume-Uni), ont démontré que de nombreux djihadistes se sont massivement convertis à l’IA ces dernières années, ne l’utilisant plus seulement comme un générateur de propagande, mais comme des assistants capables de fomenter des plans d’assaut et d’enseigner des techniques de combat.
Sur 93 pages, Antonia Juelich, autrice du rapport de l’université de Cambridge et spécialiste des questions de terrorisme et de technologie, raconte comment une trentaine d’anciens membres de Boko Haram, organisation islamiste née au nord-est du Nigeria, se sont confiés à elles lors de «57» interviews d’1h30 chacune, portant sur leur utilisation de l’IA lorsqu’ils étaient en activité au sein du groupe, entre 2022 et 2025. La majorité de ces déserteurs occupaient des postes de commandement ou de «spécialiste technique»
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