Pour garder la main sur les comptes publics, le rapporteur du budget appelle à éviter de passer par l’augmentation des prélèvements obligatoires.
Nouvelle alerte sur les finances publiques. Ce mercredi, le rapporteur du budget, Philippe Juvin, est revenu sur les risques qui pèsent sur l’État pour les années à venir. Au lendemain de la publication d’un rapport alarmant sur l’état des finances publiques par quatre économistes, le député, invité de Sud Radio, a de nouveau mis en garde sur le risque d’augmentation du déficit.
À la question de savoir si l’objectif de 5% de déficit en 2026 reste atteignable, Philippe Juvin dit qu’il «l’espère de tout cœur». Mais selon lui, «les coupes budgétaires ont été tardives». Alors qu’il y a trois mois, le gouvernement a décidé d’une coupe budgétaire de 6 milliards, lui préconisait déjà «8 à 9 milliards». Un chiffre vers lequel tend le gouvernement dorénavant. Le rapporteur du budget assure désormais qu’il faudrait même aller jusqu’à «10 ou 12 milliards de coupe budgétaire pour arriver à 5%».
Préserver la souveraineté française
«Si on ne change rien, en 2030, le déficit va monter à 7%», a insisté Philippe Juvin. «Si vous voulez que la France existe toujours, il faut qu’elle reste souveraine et ne dépende pas de prêteurs pour payer ses retraites ou ses fonctionnaires», a-t-il ensuite lancé, en direction des candidats à la présidentielle.
Pour garder la main sur les comptes publics, Philippe Juvin appelle à éviter de passer par l’augmentation des prélèvements obligatoires. S’appuyant sur l’exemple de nos voisins, celui-ci estime qu’il faut avant tout «baisser les dépenses», dont les plus gros postes sont les retraites et le système de santé, et «rétablir les conditions de la croissance». Un moyen d’éviter de grever le pouvoir d’achat des Français, en alourdissant les impôts.