DÉCRYPTAGE – Le secrétaire d’État à la Guerre, Pete Hegseth, a annoncé la mise en place d’un dépistage annuel de la carence en testostérone chez les militaires afin « d’optimiser » leurs performances. Une logique masculiniste plus qu’un projet de santé publique.
Aux États-Unis, le taux de testostérone des « combattants âgés de 30 ans et plus » sera testé « annuellement dans le cadre de leur évaluation de santé périodique », a annoncé le 15 juillet le chef du Pentagone, Pete Hegseth. « Une thérapie de remplacement » sera proposée à ceux qui en auraient besoin. « Il s’agit de restaurer et d’optimiser vos capacités naturelles, de protéger votre longévité et de s’assurer que vous disposez de la base biologique requise pour soutenir le combat », a justifié l’ancien militaire dans une vidéo publiée sur X. Mais dans un pays dirigé, depuis le retour au pouvoir de Donald Trump, par des personnalités qui piétinent régulièrement la science, cette décision interroge sur son utilité réelle : « Cette nouvelle mesure semble plus relever d’une tendance masculiniste que d’un véritable enjeu sanitaire », observe le Dr Marc Galiano, chirurgien urologue et andrologue.
« Un dépistage à 30 ans est totalement inutile »
Pour le spécialiste, le point le plus contestable de cette annonce…
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