Porté par un Glen Powell en pleine forme, et réalisé par Edgar Wright, Running Man (diffusé vendredi 17 juillet 2026 à 21h10 sur Canal+) n’est pas la première adaptation du roman éponyme de Stephen King. En effet, en 1987, Paul Michael Glaser (Starsky, dans Starsky et Hutch), pour son deuxième film en tant que réalisateur, mettait en images ce roman que King avait signé sous le pseudonyme de Richard Bachman. Et la vedette de ce thriller SF plein d’action n’était autre qu’un Arnold Schwarzenegger (deux fois Terminator pour James Cameron) en pleine ascension.
Près de quarante ans après, l’acteur d’origine autrichienne (qui fut aussi culturiste et gouverneur de Californie) n’est plus à l’affiche du film, mais Edgar Wright a trouvé un astucieux moyen de montrer son visage à l’écran. C’est en effet le visage d’Arnold qui sert d’effigie aux billets de banque du film.
Un remake approuvé par Arnold Schwarzenegger
Une apparition fugace lors d’un gros plan, donc, et il faudra être vigilant pour ne pas la manquer. Cette brièveté n’a pas choqué Arnold Schwarzenegger, en tout cas, qui a publiquement soutenu le film, affirmant même que la version qu’il avait tournée quelques années plus tôt, était très perfectible.
Le comédien ne blâme pas Paul Michael Glaser, (qui rend ici hommage à son confrère David Soul) arrivé tard sur le projet en remplacement d’un autre réalisateur, mais plutôt la production un peu chaotique de ce film très eighties, ou Arnold multiplie les petites blagues qui font sa marque de fabrique entre deux séquences d’action.
De fait, malgré un budget assez important, le premier Running Man n’a pas été un immense succès en salles et n’a pas laissé une grande trace dans la filmographie du comédien. La faute peut-être au ton employé, justement. Ce mélange d’action et d’humour noir ne correspondait pas du tout à l’esprit du roman de King, dystopie très pessimiste, décrivant une Amérique totalement sinistrée…
La nouvelle mouture, à l’exception de sa fin, très différente, se révèle plutôt fidèle au ton et aux péripéties du livre écrit en 1982 par l’auteur de Carrie et Simetierre. Et Glen Powell, tout en muscles (mais un peu moins qu’Arnold en son temps), campe avec conviction Ben Richards, protagoniste de cette histoire, à la fois inquiet pour sa famille et en révolte contre un système profondément injuste.