Les récents incendies qui ont ravagé près de 8 % de la forêt de Fontainebleau (2 000 hectares), et les produits utilisés pour les éteindre, peuvent-ils avoir un impact sur l’eau consommée par les Parisiens ? Une polémique a émergé cette semaine sur les réseaux sociaux suite à des propos alarmistes – très contestés depuis – de l’hydrologue Emma Haziza sur France 5. La controverse a le mérite d’attirer l’attention sur un sujet méconnu : d’où vient l’eau que boivent les 2,1 millions d’habitants de la capitale ?

Des sources au sud-est de Fontainebleau

Il n’y a « aucun impact constaté sur la qualité de l’eau », assure à l’Opinion Jérémie Jaeger, responsable communication d’Eau de Paris, la régie publique qui capte, produit, traite et achemine l’eau intra-muros. Environ la moitié de cette eau provient de nappes souterraines, via des sources situées en Seine-et-Marne, dans l’Yonne ou en Normandie. L’autre moitié est prélevée dans la Seine et la Marne avant d’être traitée.