Prenez quatre agents de l’Urssaf, une demi-douzaine de douaniers, quelques dizaines de policiers dont un groupe des débits de boissons et versez le tout sur des établissements de nuit. Ce cocktail administratif, au goût volontiers amer a été servi, le soir du jeudi 16 juillet, entre l’Escale Borély et la promenade Pompidou. Son nom, connu des seuls initiés fait frémir dans le milieu de la restauration et de la nuit : le Codaf, pour Comité opérationnel départemental antifraude, mené par la préfecture de police et le parquet. « Il y a des établissements où ça se passe très bien, où les choses sont faites dans les règles, pour eux, la fraude entraîne une concurrence déloyale, outre le manque à gagner pour l’État, relève Pierre Gilardeau, le directeur de cabinet adjoint de la préfète de police déléguée, dont le brassard « préfecture » sur la chemise immaculée détone un peu parmi les clubbers de l’escale Borély. Mais ces opérations ont aussi une vocation à rappeler qu’on sera là tout l’été. »
Pour éviter les incidents, des dizaines de policiers sont mobilisés. Car contrôler les établissements de nuit présente quelques contraintes, au-delà de l’horaire. « Il faut figer toutes les personnes qui…