Malgré une bonne isolation, les nouvelles habitations ont du mal à garder la fraîcheur en période de canicule. Cela peut s’expliquer à cause de cette erreur de construction qui est bien plus courante qu’on ne le pense.
Avec la hausse des températures, nombreux sont les logements qui emmagasinent la chaleur et qui ont du mal à faire baisser la température de quelques degrés. Que ce soit en raison d’une mauvaise isolation ou d’un manque de ventilation, certains logements dépassent les 30 °C à tel point qu’ils deviennent vite invivables en période de canicule.
Mais malgré une bonne isolation et une construction récente, certains logements ne parviennent pas à garder la fraîcheur. Cela peut s’expliquer par l’absence de volets lors de la construction de ces bâtiments récents. Selon Clément Gaillard, urbaniste au bureau d’études Freio, les maisons modernes sont dépourvues de volets, ce qu’il estime être une grossière erreur puisque ces derniers permettent de se protéger de la chaleur de manière efficace, a-il indiqué sur TF1 Info.
Les volets : un bouclier énergétique pour contrer la chaleur
En périodes de fortes chaleurs, le fait de fermer les volets permet de faire baisser la température intérieure de près de 2 °C. Pourtant, de nombreux constructeurs continuent à faire abstraction de ces volets. En France, ce sont 4 logements sur 10 qui ne sont pas ou plus équipés de volets.
Pour Séverine Huet, experte en thermique des bâtiments, les volets devraient être installés sur les anciennes maisons, mais les architectes tendent à rechigner. «Il y a déjà un blocage de la Ville et des architectes des Bâtiments de France qui n’autorisent pas forcément l’installation de volets en extérieur. Il peut aussi y avoir un frein au niveau de la copropriété avec des propriétaires qui ne souhaitent pas financer ce dispositif», a-t-elle évoqué.
Malgré le refus des architectes, les propriétaires ont lancé une pétition, «pas de volet, pas de loyer !», afin de forcer l’installation des volets pour mieux supporter les périodes de canicule. La pétition a déjà récolté près de 50.000 signatures.