l’essentiel
Jusqu’au dimanche 26 juillet, l’Orangerie de l’office de tourisme de Lectoure accueille la rétrospective de l’artiste FeF.
Le peintre FeF présente « Dix ans, ten years », une exposition rétrospective de ses années de création marquées par les allers-retours entre la France et la Chine, à l’Orangerie de l’office de tourisme de Lectoure jusqu’au dimanche 26 juillet.
La peinture de FeF se reconnaît par un réalisme troublant obtenu par une modulation subtile de la palette des gris et un motif rouge quelque part dans le tableau. Chacune de ses toiles capture un instant suspendu, le plus souvent dans le temps urbain.
« En 2016, j’ai fait ma première exposition à Shanghai, explique l’artiste. Le tableau qui servait d’affiche, c’était la scène de « J’arrive à la ville ». Je viens de le refaire pour fêter les dix ans ». La toile plonge le visiteur dans le Paris de l’après-guerre. « C’est l’avenue de l’Opéra. Je l’ai dessinée à partir d’une vieille série de photos de mode, ça se passe en 1949. Les marins, c’est mon grand-père et son beau-frère, à partir de vieilles photos de famille ».
En Chine, FeF avait fait de son origine un parti pris artistique. « A Shanghai, mon seul point de repère, mon unicité, c’était le fait de venir de France. Je voulais faire quelque chose qui soit très parisien, qui dise dès l’affiche, vous avez affaire à un Français ». Un choix payant : « Le fait d’être étranger, ça attisait la curiosité et j’ai trouvé un galeriste tout de suite ».
Camaïeu de gris
Certaines toiles naissent d’une photographie, d’autres d’un simple dessin, mais la méthode ne varie pas. « Je pars d’un dessin crayonné et je reconstruis l’image, teinte de gris par teinte de gris, comme on ferait une sérigraphie. En général, je dessine en premier au gris clair, détaille le peintre. Ensuite, avec un gris un peu plus foncé, je rajoute des détails et du relief. Et j’en arrive au dernier, qui est en général un noir : c’est ce qui fait sortir le tableau ». Une seule touche de couleur vient ponctuer chaque composition : « L’unique présence de rouge met en évidence un détail de l’histoire ».
A partir de ses tableaux, l’artiste propose également des tirages sérigraphiés à la main, réalisés dans un petit atelier à Shanghai. Parce qu’ »en France, pour faire des sérigraphies d’art, ça coûte une fortune. C’est juste un peu compliqué à transporter ».
A voir tous les jours, de 10 heures à 12 h 30 et de 14 heures à 18 heures.