Une adolescente de 17 ans a été victime d’une erreur médicale le 10 juillet dernier à la clinique de la Côte d’Opale, située à Saint-Martin-Boulogne, dans le Pas-de-Calais. Alors qu’elle devait subir une opération de la cheville, elle s’est réveillée de son anesthésie pour découvrir qu’on lui avait en réalité retiré les dents de sagesse, comme le rapporte La Voix du Nord.
Au moment de son réveil, la jeune fille a constaté qu’elle pouvait encore bouger la cheville qui aurait dû être opérée. Elle a cependant remarqué la présence de cotons dans sa bouche, signe d’une intervention buccale. L’équipe médicale avait en fait réalisé une opération prévue pour une autre patiente. « Depuis l’incident elle fait des angoisses, ne dort pas la nuit. Et c’est pareil pour moi, raconte sa mère à La Voix du Nord. Je tremble, je ne mange plus… On se demande encore comment cela a pu arriver… J’ai l’impression que ça n’est pas réel, ça n’arrive que dans les films ! «
« Il y avait de gros risques »
Elle a également rappelé à La Voix du Nord que les conséquences de cette erreur auraient pu être encore plus graves, puisque l’anesthésie administrée à la patiente « était calibrée pour l’autre jeune fille » : « Il y avait de gros risques. Ces erreurs-là ne doivent pas arriver ! ».
L’établissement médical a rapidement reconnu sa responsabilité dans cette affaire, relate France 3. Contactée, la direction de la clinique a qualifié la situation « d’exceptionnelle, profondément regrettable », et a affirmé mesurer « les conséquences qu’elle peut avoir pour elle et pour ses proches. » Le chirurgien ayant réalisé l’opération a présenté ses « plus sincères excuses » dès la découverte de l’erreur. La famille a été prise en charge immédiatement, et une représentante de la direction lui a exposé les différentes démarches possibles : dépôt de plainte, demande d’indemnisation, accompagnement psychologique et mise en relation avec les représentants des usagers.
La famille a finalement choisi de déposer plainte contre la clinique et de ne pas signer le papier d’indemnité. De son côté, l’établissement a ouvert une enquête interne « afin d’établir avec précision les circonstances de cet événement et d’en comprendre les causes ». La clinique a précisé qu’il serait « aujourd’hui prématuré de tirer des conclusions définitives ou de se prononcer sur d’éventuelles responsabilités individuelles » tant que l’enquête est en cours. Elle a enfin affirmé qu’elle « continuera à maintenir un dialogue ouvert, transparent et respectueux avec la famille tout au long de cette démarche » et que leur « priorité demeure aujourd’hui la santé et l’accompagnement de la jeune patiente, l’écoute de sa famille et la recherche complète de la vérité sur les circonstances de cet événement ».