Désormais, les fabricants sont encouragés à mieux gérer leurs stocks, «à traiter les retours et à explorer des solutions alternatives telles que la revente, le reconditionnement, les dons ou la réutilisation», précise Bruxelles.

Les décharges et sites d’enfouissement du Vieux continent seront-ils moins remplis demain ? À compter de ce dimanche 19 juillet, de nouvelles règles européennes encadrant la gestion des vêtements, accessoires vestimentaires et chaussures invendus entrent en vigueur. Un changement d’importance, qui vise à mieux protéger l’environnement.

Dans le détail, à compter de ce dimanche, les grandes entreprises du secteur du textile et de l’habillement ne pourront plus détruire les vêtements, chaussures et accessoires vestimentaires invendus. Les entreprises qui souhaiteront tout de même détruire les habits invendus ne pourront le faire que dans certains cas, «par exemple pour des raisons de sécurité ou en cas de dommage au produit». En outre, elles devront déclarer les «volumes de biens de consommation invendus qu’elles mettent au rebut», dans un format standardisé à partir de février 2027.


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À la place, les fabricants sont encouragés par l’exécutif européen à mieux gérer leurs stocks, «à traiter les retours et à explorer des solutions alternatives telles que la revente, le reconditionnement, les dons ou la réutilisation», précise la Commission européenne, dans un communiqué datant de l’adoption des mesures, en février dernier. Ces différentes obligations seront étendues dans un second temps aux PME, à compter de juillet 2030.

Un gaspillage coûteux

Pour Bruxelles, ces nouvelles règles doivent limiter les déchets produits chaque année. Le constat est préoccupant : «Chaque année en Europe, on estime que 4 à 9 % des textiles invendus sont détruits avant même d’avoir été portés. Ce gaspillage génère environ 5,6 millions de tonnes d’émissions de CO₂, soit un volume presque équivalent aux émissions nettes totales de la Suède en 2021», avance la Commission.

En France, il est déjà interdit de jeter les invendus non alimentaires neufs destinés à la vente : ceux-ci doivent être réutilisés ou donnés, à la place. Mais cette problématique touche le continent dans son ensemble, voire au-delà, à l’heure de l’explosion de l’ultra fast-fashion : «En Allemagne, près de 20 millions d’articles retournés sont jetés chaque année», cite ainsi Bruxelles en guise d’exemple.