Avant même le premier artiste, le Vieux-Port est déjà gagné par la fête. Les enceintes diffusent les grandes voix du raï algérien, de Cheikha Rimitti à Cheb Rayan, et les premiers spectateurs reprennent les refrains en attendant le début du concert. Une mise en bouche qui donne le ton d’une soirée où la nostalgie côtoie les sonorités les plus actuelles.
Il suffit ensuite de quelques secondes à Mouh Milano pour embraser la scène flottante. Drapeaux algériens brandis, « zaghrouta » qui résonnent, ces youyous traditionnels poussés lors des grandes célébrations, chants repris en chœur : le public répond immédiatement à l’énergie de l’artiste. De Mama Africa à Machafouhach, les tubes s’enchaînent sans laisser retomber l’ambiance.
Amine Babylone prend ensuite le relais et fait à son tour chanter le Vieux-Port avec son incontournable Zina. Entre les deux parties de la soirée, un karaoké géant fait monter encore d’un cran la ferveur populaire. Les classiques du raï, comme Ya Rayah, côtoient des titres plus récents, à l’image de Mélodrame de Disiz et Théodora. Pendant quelques minutes, le cœur de Marseille se transforme en une immense chorale à ciel ouvert où plusieurs dizaines de milliers de…