«Une victoire historique après dix ans de bataille». L’adjoint au logement du maire PS Emmanuel Grégoire, Jacques Baudrier, s’est réjoui du vote du Conseil de Paris, vendredi 17 juillet, en faveur du doublement de la taxe sur les logements vacants en 2027. Selon BFMTV, cette décision a pour but de « désengorger le marché locatif » dans la capitale, où la mairie espère remettre 20 000 logements à la location ou à la vente. Paris compte 150 000 logements vacants, ce qui représente 9% de la totalité de ses habitations.

En ce sens, l’institution pointe un « déséquilibre persistant entre l’offre et la demande ». De son côté, l’élu a indiqué que ce rehaussement devrait «décourager certains propriétaires de faire de l’optimisation fiscale en déclarant leur résidence secondaire en logement vacant» et mettre fin à «la baisse du nombre de résidences principales à Paris, ce qui devrait stopper la baisse de la population».

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Environ 80 000 logements soumis à la taxe

Pour rappel, la taxe est calculée d’après la valeur locative cadastrale de l’habitation. Cette valeur locative est revalorisée chaque année, en particulier en fonction de l’augmentation des prix. Actuellement, ce taux est fixé à 17% pour la première année d’imposition et 34% pour les années suivantes. Avec la loi de finances 2026, il passera à 30% au bout d’un an et 60% au bout de deux ans. «Environ 80 000 logements soumis a la taxe», estime l’élu communiste.

Concrètement, le propriétaire d’un appartement vide de 30 m2 dans le XVIIe arrondissement de Paris devait s’acquitter d’un montant de taxe estime a 790 euros avant la reforme. En janvier 2027, avec la surtaxe adoptée, il paiera 1 400 euros puis 2 800 euros à partir de 2028. L’opposition de droite a fustigé cette décision. Gregory Canal, le coprésident du groupe Paris Liberté avec Rachida Dati, a affirmé que le doublement de la taxe «ne servira à rien», contestant, par ailleurs, les chiffres de la Ville sur la vacance des locaux d’habitation. «Vous mettez la taxe au plafond alors que la moyenne de la loi est de 17%. Ça n’est pas de l’incitation, c’est du matraquage fiscal», a poursuivi l’élu LR.

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