Dans son sas de départ, au Bourg d’Oisans, alors que le ciel s’éclaircit, Hugo trépigne. Il doit encore attendre 45 minutes avant de prendre la direction de l’Alpe d‘Huez et de lancer son Étape du Tour, du nom de cette cyclosportive qui permet à des milliers d’amateurs (et parfois quelques personnalités) de faire le parcours d’une étape reine du Tour de France.
« J’aurais bien aimé être dans un meilleur sas, mais ce n’est que ma première cyclo, donc j’attends », explique le cycliste savoyard, équipé de manches longues parce qu’il ne fait pas encore très chaud à 6 heures du matin. Autour de lui, les nombreux sas de départ se remplissent progressivement. Au total, environ 16 000 coureurs sont inscrits au départ de cette impressionnante cyclosportive organisée par le Tour de France.
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Une ambiance folle et une renommée internationale
Cette renommée attire jusqu’à l’international. Présente sur la ligne de départ, Gergana est venue depuis la Bulgarie pour encourager son compagnon. « On est venus pour la semaine, on repart le 23, raconte-t-elle, entourée de ses amis Maria et Bozhidar, munis de drapeaux aux couleurs de leur pays. Il y a une grosse ambiance, j’espère que tout va bien se passer pour lui. »
Toutes les sept minutes, un nouveau sas s’élance pour tenter de gravir les cols de la Croix de Fer, du Galibier et de Sarenne. À chaque fois, le speaker de l’épreuve fait monter l’ambiance en rappelant que ces routes sont mythiques. Au départ dès le premier sas, Simon Guglielmi, coureur professionnel chez Saint Michel-Preference Home-Auber 93 ayant déjà participé au Tour de France en 2023, confirme : « Je suis savoyard, alors ces cols je les connais bien ! Pendant le Tour de France, on n’a pas de course, donc j’en profite pour quand même un peu vivre cette ambiance. »
Pendant ce temps, les supporters – quand même moins nombreux que lors d’une réelle étape du Tour – continuent d’encourager leur famille, leurs amis et tous les coureurs. « Le point négatif, c’est qu’il fallait se lever très tôt, mais ça va être superbe journée », assure la Toulousaine Ane, venue avec sa fille Sarah, pour soutenir son compagnon Julien et des amis.
Une bonne partie de ces supporters prendra ensuite la direction du col de Sarenne, la dernière difficulté de cette longue journée à venir.